

L'ONG Transparency vient de publier son classement annuel sur la perception de la corruption. Lepetitjournal.com revient sur les bons et mauvais élèves.
Au sein du classement de l'organisation qui mesure chaque année la perception de la corruption dans le monde, le Malaisie se classe 65 sur 176 Etats évalués. Elle recueille la note moyenne 49 points sur une échelle graduée de 0 (corruption perçue la plus forte) à 100 (corruption perçue très faible). En Asie du Sud-Est, l'élève modèle demeure Singapour classé à la 5e place, suivi de Brunei (46e) et la Thaïlande (88e). Le reste des pays de la région peuvent être montrés du doigt pour leurs rangs à trois chiffres, avec une Birmanie "bonnet d'âne" à la 172e place.
A l'autre bout du monde, l'organisation basée à Berlin s'indigne du fait que la corruption continue de faire des ravages dans les sociétés partout dans le monde. Parmi les déceptions de l'année, figurent surtout les pays de la zone euro les plus affectés par la crise économique et financière, la Grèce (94e) et l'Italie (72e). En meilleure posture, la France se classe 22e, avec une note supérieure à 70.
Pour construire son classement, qui ne reflète que la perception de la corruption, l'ONG s'appuie sur des données collectées par 13 institutions internationales, parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial.
"Après une année au cours de laquelle la lutte contre la corruption a été privilégiée, nous attendons des gouvernements qu'ils durcissent leur position à l'égard de l'abus de pouvoir", a conclu Huguette Labelle, présidente de l'organisation.
Marion Le Texier (www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) Lundi 10 décembre 2012



