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Ouverture d'un nouveau procès pour le mouvement des Parapluies

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Les trois accusés pendant les manifestations en 2014.
Écrit par Matthieu Verrier
Publié le 18 novembre 2018, mis à jour le 19 novembre 2018

Le procès de trois meneurs du mouvement “Occupy Central” a débuté ce lundi. Le professeur de droit Benny Tai, le sociologue Chan Kinman et le pasteur Chu Yiu sont poursuivis pour trouble à l’ordre public. Le trio faisait partie des meneurs de la “révolution des Parapluies”. Ils encourent une peine de prison allant jusqu’à sept ans. Leurs fautes: avoir pris part et avoir encouragé à des manifestations violentes lors des 79 jours d’occupation du quartier de Central en 2014.

La défense nie toute violence ou incitation à la violence, bien au contraire. Pour elle, le procès a une visée politique de la part du gouvernement. Amnesty international soutient le trio et leurs six co-accusés -des meneurs étudiants, des avocats et des chefs de partis. “L’organisation exhorte les autorités de Hong Kong d’abandonner les charges contre les neufs meneurs du mouvement des Parapluies car elles se rapportent à l’exercice pacifique de leurs droits d’expression et de réunion pacifique”, souligne Amnesty International dans un communiqué.

Les associations placent ce procès dans le contexte des derniers événements concernant la liberté d’expression. En juillet 2016, trois meneurs étudiants ont été condamnés avant d’être emprisonnés un an plus tard. Des législateurs pro-démocratie ont été démis, puis des candidats empêchés de participer à des élections partielles. Enfin, une nouvelle saga a éclaté cet été, se concluant à l’automne par l’interdiction d’un parti indépendantiste et le non renouvellement du visa d’un journaliste étranger. Ces questions pourraient être au centre du procès des neuf meneurs.

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