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Cinq nouveaux Français qui arrivent à Hong Kong : "Participer à la vie francophone"

Il y a ceux qui tentent une aventure professionnelle, ceux qui suivent un conjoint, ceux qui reviennent après avoir déjà vécu à Hong Kong. Et, plus rare, ceux qui, jeunes retraités, ont tout quitté pour venir voir grandir leurs petits-enfants ! Marie, Ombeline, Patrick, France-Anne et Jean-Claude viennent de s'installer. Ils partagent leurs impressions et leurs défis.

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Marie, Ombeline, Patrick, Jean-Claude et France-Anne, Français nouvellement arrivés à Hong Kong
Écrit par Mélanie Maingot
Publié le 23 septembre 2026

Le rêve de Hong Kong est devenu réalité

Qu'est-ce qui vous a amené(e) ici ?

Marie : Mon mari Jean-Charles et moi avons découvert Hong Kong il y a huit ans, en rendant visite à des amis proches. Nous sommes tombés amoureux de la ville. À chaque séjour, on se disait « on va revenir », « c'est un rêve ». Ce rêve est devenu réalité grâce à Léonard, notre fils de 3 ans : sa naissance a déclenché quelque chose, l'envie que notre travail ait un sens. J’étais attachée de presse, Jean-Charles travaillait dans l’immobilier, tous deux dans le sud-est de la France. Il fallait trouver une idée ! Ma grand-mère m’avait enseigné des recettes de madeleines. Pourquoi pas lancer ce concept ? L'an dernier, nous avons passé trois semaines à Hong Kong avec notre fils ; nous sommes rentrés un samedi en France, et dès le lundi, nous cherchions à vendre l'appartement. Nous avons emménagé en Mars, et Madé, notre commerce de madeleines, a ouvert le 8 août (le 8 porte-bonheur ici !), à Lyndhurst Terrace, à Central.

Ombeline : C'est un retour, lié au travail de mon mari dans la banque. Nous avons déjà habité à Hong Kong pendant 3 ans, avant de partir à Singapour après le Covid. Et nous revoilà ! L'expatriation est une habitude pour nous : nous sommes partis de France il y a 22 ans, et notre histoire nous a menés à Milan, Amsterdam, Milan à nouveau, Hong Kong, Singapour, et donc Hong Kong de nouveau. Nous avons quatre enfants, de 17 à 24 ans ; seule notre petite dernière vit ici avec nous.

Patrick : Nous sommes arrivés le 16 août, de Paris. J'ai suivi mon épouse ! Elle travaille pour le groupe Suez. On a réfléchi à la proposition pendant une petite demi-heure, et c'était décidé ! Nous avons 4 enfants. Deux sont majeurs, donc sont restés en France. Les deux plus jeunes de 8 et 10 ans sont avec nous.

France-Anne : Des jumeaux ! Nous sommes arrivés fin mai, car notre fils, installé à Hong Kong depuis 15 ans, vient d'être papa de deux bébés d'un coup. Nous avons décidé de quitter Cannes, pour venir aider nos enfants et surtout voir grandir nos petits-enfants.

Jean-Claude : Nous avons sauté le pas, car bouger n'a jamais été un problème pour nous, grands habitués des expatriations. Je suis né en Algérie, puis ai vécu en Allemagne, et au Maroc. J'ai ensuite atterri en Côte d'Ivoire, où j'ai rencontré France-Anne. Éthiopie, Centrafrique… Pour résumer, nous avons compris ce qu'était une expatriation en arrivant en France en 2002, quand notre fils a passé son bac !

 

Découvrir une ville que l'on croyait connaître

Quelles sont vos premières impressions ?

Marie : S’installer est différent d’un court séjour… 6 valises, une chambre d’hôtel, on disait à notre fils : « C’est l’aventure ! » Nous habitons à Mid-Levels, à deux pas des Zoological and Botanical Gardens, sur Kennedy Road. Animaux, fleurs, fontaine… Léonard y fait de la trottinette. On explorera plus tard la vraie grande nature, les vraies randonnées. Pour l'instant, on vit au rythme du travail, des parcs et des playgrounds.

Ombeline : Je redécouvre Hong Kong, différemment ! Elle est devenue plus chinoise. Certains quartiers émergent, comme Kai Tak avec son nouveau stade. D'autres se transforment, comme Kowloon Walled City, où tout se détruit sous nos yeux. Ceux qui ne connaissent pas Hong Kong ne savent pas à quel point la ville est variée : c’est Manhattan à 20 minutes d’une station balnéaire. Voilà un aspect qui ne change pas.

France-Anne : Il y a tant à faire ! Finalement, Hong Kong n'est pas si éloigné de Cannes en termes de climat et de certains paysages !

 

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A Hong Kong, il faut s'adapter, et se réinventer 

Quels sont vos défis à Hong Kong ?

Marie : Nous avons déjà réussi l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, avec notre fils. Il fallait s'accrocher à cette idée-là, car sans le soutien de l'autre, ce serait trop dur. Il faut désormais développer Madé. Je fais moi-même la vendeuse de madeleines quand il manque quelqu'un en boutique, et Léonard est un peu la mascotte de l'équipe !

Ombeline : Je suis pharmacien de formation, un métier peu exportable ici. Je me suis donc réinventée : je suis photographe (@omb_in_asia) ! Mon vrai prochain défi est de monter une exposition. Hong Kong est très photogénique, notamment dans la géométrie de son architecture, que j'adore saisir. J'ai pour l’instant renoncé à passer le permis bateau. Trois mois de bachotage, c’est plus complexe qu’en France !

Patrick : On a eu un mois pour trouver logement, et l’école pour les enfants. Il a fallu insister auprès du Lycée Français pour leur trouver une place, car tout était un peu précipité, mais c'est bon ! Pour l'instant, nous sommes dans un service appartment à Park View. C'est bien pratique, cet énorme groupe d'immeubles avec toutes les commodités. Nous serons bientôt installés à Stanley. Le problème reste de recevoir notre container qui a pris du retard ! Je suis associé dans une entreprise de gestion d'actifs et immobilier. Donc je peux travailler d'ici ou d'ailleurs. Je dois juste gérer les fuseaux horaires… Il faut savoir se réinventer. De nombreux défis nous attendent. 

France-Anne : La complexité est de se sortir des méandres administratifs. Ce n'est pas plus difficile qu'en France, mais c'est différent. Depuis 4 mois, on parle presque exclusivement anglais… Parler un peu français avec des Français, c'est tout de même agréable. Nous cherchons donc à participer à des événements francophones.

Jean-Claude : Et il nous faut trouver un logement ! Pour l'instant nous vivons avec notre fils dans le Sud, dans un grand appartement. Mais nous souhaitons nous installer tous les deux, pas loin de nos enfants. Il n'est pas facile de trouver une surface en bon état pour un couple.

 

Le vrai luxe à Hong Kong, c'est de prendre le temps

Comptez-vous rester longtemps ?

Marie : Le plus longtemps possible ! Cette ville, si on ne la croque pas, c'est elle qui vous croque. Ici, le vrai luxe, c'est de prendre le temps. Un peu comme une madeleine, qui doit refroidir avant d'être dégustée. Du coup, nous vendons minimum trois madeleines à déguster seul ou à partager ! Déguster doit être un moment de pause dans le tourbillon de cette ville. Nous avons également envie de découvrir les pays autour, et c'est inépuisable.

Ombeline : Trois ans minimum, a priori. Et cela me va très bien !

Jean-Claude : Autant que nécessaire, et tant qu'on y est heureux auprès de nos petits. Nous sommes libres, un peu des retraités en CDI à Hong Kong !

 

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