Des chercheurs de Tours en France auraient trouvé la solution afin d'éradiquer le frelon asiatique, surnommé frelon à pattes jaunes et originaire d'Asie tropicale (sud de la Chine, Vietnam et Laos). L'équipe scientifique en charge du projet aurait découvert un parasite, le conops vesicularis, une petite mouche qui pond son œuf sur des reines frelons et dont la larve se développe dans l'abdomen de celles-ci. La mort de la reine entrainant celle du reste de la colonie. Mais les tests afin de s'assurer que cette espèce parasitoïde ne s'attaque pas aux autres espèces hyménoptères essentiels aux cultures (abeilles et guêpes) pourraient prendre plusieurs années.
Un piège sélectif à base de phéromones émises par les frelons devrait être essayé sur le terrain fin 2015, les scientifiques s'occupant pour le moment d'isoler les molécules volatiles en laboratoire.
De son nom scientifique vespa velutina le frelon asiatique est arrivé en France il y a une dix ans probablement importées par des conteneurs de poteries arrivés de Chine. L'espèce est un prédateur pour plusieurs insectes dont les abeilles, elle prolifère aujourd'hui sur plus de 70% du territoire français et commence à apparaitre ailleurs en Europe. En plus d'avoir une piqûre potentiellement mortelle pour l'être humain elle représente un danger pour la biodiversité, étant un prédateur généraliste et ayant décimé des ruches entières d'abeilles.
Au Vietnam on prête aux frelons asiatiques des propriétés aphrodisiaques et il n'est pas rare de trouver des ruches suspendues sous les toits à l'air libre afin de nourrir les frelons d'élevage. Les vietnamiens les font parfois macérer dans de l'alcool de riz plusieurs années avant de boire le breuvage.
Minh Vi Nguyen (www.lepetitjournal.com/hochiminhville) jeudi 9 octobre 2014

