À l’occasion du XIVème Congrès national du Parti communiste du Vietnam, la santé publique a été placée au centre d’un projet de réforme ambitieux visant à transformer en profondeur le système de soins du pays. Cette orientation marque un tournant stratégique qui va bien au-delà d’une simple réorganisation administrative : elle vise à garantir une meilleure santé tout au long de la vie pour chaque citoyen et à renforcer l’accès aux soins à tous les niveaux de la société.


Une nouvelle vision pour la santé des Vietnamiens
Lors de l’événement politique majeur qui se déroule du 19 au 25 janvier 2026, la ministre de la Santé, Dao Hong Lan, a exposé les grandes lignes de la mise en œuvre de la Résolution N°72-NQ/TW adoptée par le Bureau politique.
Cette résolution consacre une révolution dans la manière dont le pays conçoit la santé : loin de se focaliser essentiellement sur le traitement des maladies, elle place désormais la santé préventive, continue et centrée sur la personne au cœur du système. La santé est ainsi définie comme un “capital précieux” à protéger et à renforcer pour tous.
Passer de la médecine curative à une prise en charge globale
La réforme introduit un changement d’approche fondamental en donnant la priorité à la prévention, à l’accès aux soins de proximité et à l’intégration des services de santé tout au long de la vie. Cela implique des mesures concrètes : renforcement des capacités des centres de santé locaux, promotion de la médecine préventive dès le plus jeune âge, et développement de soins à distance utilisant les technologies numériques.
Cette transformation doit permettre d’anticiper les risques sanitaires, d'améliorer la qualité de vie et de réduire les coûts sociaux et économiques liés aux maladies.
Renforcer les cadres institutionnels et les ressources
Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement vietnamien travaille à l’élaboration d’un programme d’action détaillé qui traduira cette vision en mesure concrètes.
Une partie essentielle de la réforme consiste à améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources : combiner les investissements publics, l’assurance santé universelle et la participation du secteur privé pour mobiliser des moyens plus larges au service de la santé. Ce modèle cherche à encourager une responsabilité partagée entre l’État, la société et l’individu lui-même.
Vers un système de santé moderne et inclusif
Les réformes sont aussi accompagnées de changements juridiques majeurs, avec des projets de loi soumis à l’Assemblée nationale pour renforcer le cadre légal du suivi médical continu et la gestion démographique. Parallèlement, l’innovation technologique et la transformation numérique sont identifiées comme des leviers indispensables pour moderniser le secteur : dossiers de santé électroniques, bases de données nationales intégrées ou encore recours à l’intelligence artificielle pour améliorer le diagnostic et la recherche.
Ce nouvel élan stratégique place la santé publique au centre des préoccupations nationales, non seulement comme un service essentiel, mais comme un pilier du développement humain et du bien-être collectif. La réforme vise à faire du Vietnam un pays capable de garantir un accès équitable à des soins de qualité pour tous, tout en répondant aux défis d’une population vieillissante et d’un environnement sanitaire en constante évolution.
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