Lors de la journée mondiale de l’environnement, le 5 juin 2026, le parc national de Phong Nha-Ke Bàng a rejoint le Réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO. Une nouvelle distinction pour ce site du centre du Vietnam, déjà reconnu deux fois au patrimoine naturel mondial et qui confirme son rang parmi les territoires naturels les plus précieux de la planète.


Une nouvelle reconnaissance internationale pour Phong Nha-Ke Bàng
Du 3 au 6 juin 2026, à Hernandarias, au Paraguay s’est tenue la 38e session du Conseil international de coordination du Programme sur l’Homme et la biosphère. Pendant ces trois jours, c’est finalement le parc national de Phong Nha-Ke Bàng qui a été officiellement reconnu comme Réserve de biosphère mondiale par l’UNESCO le 5 juin 2026.
Ce label reconnaît des territoires où conservation de la biodiversité, développement durable et recherche scientifique sont menés de manière concertée. Selon l’UNESCO, il repose sur une organisation du territoire en trois zones :
- La ou les zones centrales, qui sont des zones strictement protégées et contribuent à la conservation des paysages, des écosystèmes, des espèces et de la variation génétique.
- La ou les zones tampons, qui sont autour des zones centrales, et qui sont utilisées pour des activités compatibles avec des pratiques écologiquement viables susceptibles de renforcer la recherche, le suivi, la formation et l’éducation scientifique.
- La zone de transition, qui est l’endroit où les communautés encouragent des activités économiques et humaines durables des points de vue socioculturel et écologique.
Pour les autorités provinciales, cette labellisation représente non seulement une fierté, mais aussi un engagement : celui de préserver ce patrimoine naturel pour les générations futures, tout en renforçant la coopération internationale pour la conservation, la recherche scientifique et le développement durable.
Cette nouvelle distinction constitue une troisième reconnaissance majeure de l’UNESCO pour le site. Phong Nha-Ke Bàng avait déjà été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 2003, puis une seconde fois en 2015. Plus récemment en 2025, le parc a également intégré le premier site naturel transfrontalier du patrimoine mondial en Asie du Sud-Est, aux côtés de la réserve de Hin Nam No au Laos.
Au cœur du Vietnam, un territoire hors du commun
Situé au centre du Vietnam, le parc national de Phong Nha-Ke Bàng est l’un des ensembles naturels les plus remarquables du pays. Il se distingue par ses formations karstiques spectaculaires, ses forêts tropicales denses et son vaste réseau souterrain.
Le parc est ainsi particulièrement connu pour son système de grottes, qui est l’un des plus importants au monde, avec environ 500 cavités découvertes aujourd’hui. Cette richesse géologique et géomorphologique en fait un lieu d’intérêt scientifique majeur. Il abrite également une biodiversité remarquable, avec des milliers d’espèces animales et végétales, dont de nombreuses espèces rares et endémiques.
Cette richesse naturelle a joué un rôle central dans la reconnaissance du site par l’UNESCO, mais ce n’est pas la seule. En effet, le parc ne se résume pas à sa seule dimension écologique : il constitue également un espace de vie pour les populations locales. Plus de 159 000 habitants vivent dans la zone de la réserve. Ces communautés ne représentent en rien un obstacle à la protection du site puisqu’elles en sont une composante à part entière. Le label Réserve de biosphère repose précisément sur cette idée : la conservation durable d’un territoire ne peut se faire sans les hommes et les femmes qui y vivent, mais avec eux.
Avec ce nouveau label, le Vietnam compte désormais 12 réserves de biosphère au sein du réseau mondial de l’UNESCO, qui regroupe 797 sites dans 145 pays. Une reconnaissance qui devrait renforcer l’attractivité du site et la position du Vietnam sur la scène internationale, ainsi qu’encourager un modèle de développement durable où tourisme et préservation environnementale s’articulent.
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