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De Hô Chi Minh-Ville à Genève : les démarches à ne pas rater la première année

Après une expatriation au Vietnam, s’installer à Genève ouvre un nouveau chapitre professionnel et personnel. Mais l’expérience acquise à l’étranger ne prépare pas toujours aux règles genevoises, dont les délais et les exigences peuvent surprendre dès les premières semaines.

De Hô Chi Minh-Ville à Genève : les démarches à ne pas raterDe Hô Chi Minh-Ville à Genève : les démarches à ne pas rater

Les délais qui ne pardonnent pas

Entre la recherche d’un logement, les cartons et la prise de poste, les formalités passent facilement au second plan. À Genève, deux échéances doivent pourtant figurer immédiatement dans votre agenda.

La première concerne l’annonce de votre arrivée : vous disposez de 14 jours pour déclarer votre prise de domicile à l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM). La procédure dépend de votre nationalité et de votre statut, pas simplement du pays depuis lequel vous déménagez. Un Français revenant du Vietnam et un ressortissant vietnamien ne suivent donc pas nécessairement le même parcours. Les démarches sont détaillées sur le site du canton de Genève.

La seconde échéance concerne l’assurance-maladie. Votre affiliation doit être effective dans les trois mois suivant votre installation, même si votre permis de séjour n’a pas encore été délivré. Vous devez également transmettre votre attestation au Service de l’assurance-maladie. Sans preuve d’affiliation dans ce délai, le canton procède à une affiliation d’office auprès d’un assureur.

Prenons un exemple illustratif : une personne arrive à Genève le 1er septembre et attend son permis avant de contacter une caisse-maladie. En novembre, son dossier de séjour reste en cours, mais le délai d’assurance approche déjà de son terme. Les deux démarches doivent avancer en parallèle.

Les impôts la première année

Pour un salarié étranger domicilié à Genève et titulaire d’un permis B, l’impôt est généralement prélevé directement sur le salaire par l’employeur. Certaines situations familiales font exception, notamment lorsque le conjoint est suisse ou titulaire d’un permis C. 

Ce prélèvement ne signifie pas toujours que votre dossier fiscal est réglé. Dès 120’000 CHF de revenu brut annuel soumis à l’impôt à la source, une taxation ordinaire ultérieure devient obligatoire : vous devez remplir une déclaration, et les sommes déjà retenues sont prises en compte dans le calcul final. Le prélèvement sur salaire continue tant que ses conditions restent réunies. Une arrivée en cours d’année nécessite aussi de vérifier l’annualisation des revenus périodiques. D’autres revenus ou une fortune imposable peuvent également déclencher cette procédure. 

Côté vietnamien, documentez soigneusement votre départ et faites déterminer la date de fin de votre résidence fiscale. Conservez les déclarations déposées, les justificatifs d’impôts acquittés et les éléments établissant votre changement de domicile. La Suisse et le Vietnam disposent d’une convention contre les doubles impositions, entrée en vigueur le 12 octobre 1997, selon l’Administration fédérale des contributions. Son existence ne dispense pas d’examiner votre situation dans les deux pays.

Créer son activité à Genève

Vous souhaitez poursuivre une activité de conseil ou lancer votre entreprise ? Vérifiez d’abord que votre autorisation de séjour permet l’activité envisagée : les conditions diffèrent notamment selon votre nationalité. 

Pour exercer en indépendant, il faut faire reconnaître votre statut et vous affilier à une caisse de compensation AVS. À Genève, l’OCAS est l’interlocuteur cantonal, sous réserve d’une affiliation à une caisse professionnelle compétente. Le statut dépend des conditions réelles de l’activité.

La Sàrl suit un autre parcours : 20’000 CHF de capital minimum, conformément à l’article 773 du Code des obligations, un acte notarié et une inscription au registre du commerce. Le Portail PME détaille ces exigences.

C'est ici que l'expérience d'une fiduciaire genevoise comme Karpeo est cruciale. L’enjeu est de relier votre projet commercial à votre situation personnelle, aux assurances sociales et aux obligations comptables.

Trois conseils concrets pour arriver préparé

Rassemblez vos documents avant de quitter le Vietnam. Passeport, actes d’état civil, contrats de travail, attestations fiscales et documents de fin de bail doivent rester accessibles. Vérifiez les éventuelles exigences de traduction pour chaque démarche.

Préparez l’ouverture d’un compte bancaire suisse. Demandez à l’établissement choisi sa liste de pièces et ses conditions d’ouverture. Anticipez aussi les transferts nécessaires aux premières dépenses.

Conservez vos justificatifs de revenus. Fiches de salaire, contrats, relevés bancaires et preuves de l’origine des fonds vous aideront à constituer vos dossiers. Un classement numérique organisé avant le départ vous évitera de rechercher ces pièces à distance.

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Publié le 5 novembre 2026, mis à jour le 5 novembre 2026
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