Édition internationale

Build to last : Discuter l’avenir de l’urbanisme vert

Le mardi 7 avril a pris place la 4ème édition de "Build To Last", un comité sur l’urbanisme vert organisé par la Chambre de commerce internationale France-Vietnam. Cette réunion annuelle, qui a rassemblé 1300 personnes lors de cette édition, offre une vitrine sur le marché de la construction vietnamien et sur la synergie entre le Vietnam et la France au sein de cette industrie.

"Build To Last""Build To Last"
Écrit par Enora Magne
Publié le 16 avril 2026

Le comité a été ouvert par un discours du président de la CCIFV, Thibaut Giroux, puis par l’ambassadeur de France au Vietnam, Olivier Brochet, et Nguyen Loc Ha, vice-président du comité populaire d’Hô Chi Minh-Ville.

Les deux parties se sont accordées pour dire que les relations franco-vietnamiennes sont bénéfiques pour le développement du Vietnam et les entreprises françaises. 

Un événement de poids dans les relations France-Vietnam

Tous les représentants ont rappelé la synergie entre les deux pays, en évoquant la volonté de renforcer le partenariat stratégique global établi, ainsi que l’importance des investissements français dans le marché de la construction au Vietnam. Monsieur Brochet a notamment fait référence à l’implication de l’Agence Française de Développement dans des projets anti-inondation ou bien dans la centrale hydroélectrique de Hoa Binh.

Il a également rappelé à quel point la construction est un secteur économiquement essentiel, car il représente 11% du PIB mondial et 17% du PIB vietnamien, ainsi que 7% de l’emploi dans le monde. Enfin, le comité Build to last a été félicité en raison de son caractère nécessaire dans le contexte du changement climatique, qui implique l’adaptation du secteur de la construction en termes d’empreinte carbone et de durabilité. 

Nguyen Loc Ha, de son côté, a soutenu que les intérêts du comité coïncident avec ceux de la municipalité d’Hô Chi Minh-Ville, c’est-à-dire la volonté de doter la ville d’infrastructures vertes. Il a aussi évoqué le plan d’action 2026-2030 sur le contrôle de la pollution de l’air, dont le but est d’atteindre des transports en commun à 100% approvisionnés en énergie verte, ainsi que l’implémentation de normes de construction plus soutenables.

Des discussions centrées sur une nouvelle manière d’appréhender l’urbanisme

Cette édition 2026 a mis en lumière les principaux défis auxquels fait face l’industrie de l’urbanisme aujourd’hui. De l’efficacité énergétique aux problématiques liées à la santé et aux conditions sociales, les intervenants ont échangé sur les différentes manières de construire des bâtiments plus respectueux de l’environnement et des populations locales, tout en utilisant les matériaux qui leur permettront de durer dans le temps.  

Le directeur de AIA environnement chez AIA Life Designer, Simon Davies, a notamment appuyé sur le rapprochement direct entre la façon dont la ville et ses bâtiments sont construits et la santé de la population.  Selon lui, 70% de la santé d’une personne se construit grâce à son style de vie et ses conditions sociales, des facteurs qui sont donc directement liés à l’urbanisme. 

“ L'hôpital le plus puissant du monde est finalement la ville en elle-même” - Simon Davies 

“ Désormais, nous ne conceptualisons plus de simples bâtiments, nous façonnons la santé” 

Les problématiques plus larges auxquelles le Vietnam doit faire face

Lors de son intervention, Thai Hoang Quynh, directeur commercial chez Schneider Electric, a mis en lumière les grandes mutations à l’œuvre. Il a notamment souligné l’émergence d’un nouveau paysage énergétique, marqué par l’essor et la démocratisation des énergies vertes, mais aussi par l’impact croissant de l’intelligence artificielle et du numérique dans la conception des infrastructures. Il a également insisté sur la nécessité pour les acteurs du secteur de s’adapter à un monde multipolaire, caractérisé par une intensification des échanges de main-d’œuvre et des transformations des chaînes d’approvisionnement.

Selon lui, un constat largement partagé par les experts réunis lors de l’événement, l’enjeu central réside désormais dans le développement d’une production énergétique à la fois décentralisée et décarbonée. Un tel modèle permettrait non seulement d’élargir l’accès à l’énergie, mais aussi de garantir la durabilité et la résilience des infrastructures à long terme.

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