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PHILIPPE BIARNES - Road trip autour du monde en passant par Dubaï

Par Marie-Jeanne Acquaviva | Publié le 23/03/2019 à 16:26 | Mis à jour le 23/03/2019 à 17:51
Photo : Photo : Trailblazer media
Philippe Biarnes

Sur un petit parking en plein Jumeirah, il est rare de croiser des plaques d’immatriculations françaises, encore plus Bretonnes, et encore plus lorsqu’elles sont attachées à un petit camion haut sur pattes et bariolé de couleurs… Si cela vous arrive, ne manquez pas de toquer au carreau, vous aurez la chance de rencontrer Philippe, un Nicolas Bouvier des temps modernes, parti de sa Bretagne avec sa compagne Céline sur les routes et les pistes, à la rencontre des hommes, de ce qu’ils ont de semblable, de la beauté du monde. Un moment de grâce et milles anecdotes, venez écouter un peu de leur épopée et rêver à la route, la vraie, celle des grands voyageurs !

Philippe Biarnes road trip dubai
Photo : Trailblazer media

 

Comment vous est venue l’idée, quel était le projet d’origine?

 

Faire une pause dans la vie moderne et partir sans attendre plutôt que d’attendre d’avoir les conditions idéales, car il est tellement facile de trouver des arguments pour ne pas se lancer ou pour repousser le départ. Travail, enfant, argent… les excuses ne manquent pas et c’est un rêve qui s’il est partagé par beaucoup ne voit pas souvent le jour, on y renonce facilement, et nous ne voulions pas y renoncer justement! Il faut accepter qu’on n’est jamais vraiment prêts… et si tout devait être vraiment parfaitement préparé ce ne serait pas très marrant non plus (rires)

 

 

D’un point de vue pratique, par rapport à votre travail, au financement comment vous avez fait?

 

Moi je suis marin. Chez moi en Bretagne, je m’occupe de faire des sorties en mer sur de vieux gréements (des anciens Goémoniers) et ma compagne travaille pour la communauté des communes. Nous avons tous les deux posé des congés sans solde et nous aurons la possibilité de retrouver nos postes à notre retour… si tant est que nos envies et nos projets n’aient pas changé et évolué avec ce voyage… ce qui sera probablement le cas! Mais c’est une grande sécurité de savoir qu’en cas de retour précipité ou de besoin on a un poste qui nous attend, c’est certain. Quand aux finances j’ai eu là aussi la chance de pouvoir mettre un peu d’argent de côté avec les années : je fais un métier que j’aime et je vis de façon très simple, donc ce n’était pas un sacrifice énorme. Mais surtout nous dépensons très peu en voyageant, le plus gros poste est définitivement l’essence et les visas, mais nous tournons avec environ 450 euros par mois, à deux, tout compris…

 

Combien de temps vous a-t-il fallu pour être tout de même “suffisamment” prêts?

 

Disons que la préparation a pris en toute une année, et bien sûr s’est accélérée grandement dans les dernières semaines. Le véhicule on a commencé à le chercher un peu plus d’un an avant de partir, et on a choisi un camion technique de France Telecom. On cherchait un petit camion solide et capable d’affronter les dénivelés, les pistes, on s’était renseigné sur les groupes, les forums, le bouche-à-oreille, on savait qu’il fallait un véhicule d’entretien très simple sans électronique, que du mécanique (donc du réparable) et un gros moteur puissant, solide, simple d’accès et facile à comprendre… pas 36’000 endroits où le trouver, ce sont les véhicule des pompiers, de Gaz de France et des Telecom. On s’est inscrits à l’association des “petits gros” (rires) c’est-à-dire les plus petits dans les poids lourds. On a aussi opté pour le 4x4 car vu l’itinéraire qu’on imaginait cela allait nous donner plus de liberté, plus d’options comme d’aller explorer des routes pas asphaltées, des pistes, des chemins avec une forte déclivité, des petits villages etc… et le 4x4 s’est révélé souvent indispensable! Et puis nous l’avons entièrement adapté et transformé nous-mêmes pour en faire un camping car.

 

C’est-à-dire ? L’intérieur n’était pas habitable ?

 

Disons que surtout il y avait un treuil d’une tonne (rires)! Il a fallu le démonter et rendre l’habitacle et l’arrière fonctionnels : là encore beaucoup de décisions à prendre. Par exemple nous avons privilégié un système de chauffage très efficace branché directement sur le gasoil du moteur, tout comme la plaque de caisson en vitro cérame. Nous avons aussi installé des panneaux solaires pour l’alimentation en énergie avec un système d’alternateur couplé sur la batterie : notre idée était qu’il est plus facile de s’adapter au chaud qu’au froid, et qu’après une journée difficile rien ne vaut une douche chaude et de dormir au sec… notre objectif n’était pas le confort maximal mais la praticité maximale, à la fin on passe presque toutes nos journées dehors (on a même une douche extérieure), et s’il fait trop chaud on installe un système d’auvent et de courants d’air qui jusqu’à maintenant nous a (à peu près) suffit. L’habitacle est très simple et super ergonomique : le gain de place est essentiel, il faut que ce soit facile et que cela se range parfaitement… un peu comme une cabine de bateau en fait : d’ailleurs, j’avais emmené un compas de navigation qui nous a bien été utile pour naviguer les plaines immenses de Mongolie!

Philippe Biarnes road trip
Photo : Trailblazer media

 

Comment vous vous êtes préparé pour les pannes, les soucis, ou les problèmes techniques?

 

On a pris une trousse à outils super basique, pour pouvoir réparer facilement nous même, quelques pièces détachées, mais vraiment très peu de chose : de l’outillage basique… un peu comme la pharmacie : que du basique (rires)!

 

Vous avez eu beaucoup de chance donc j’imagine si ni la pharmacie ni la boîte à outils n’ont trop servi ?!

Oui, on a eu beaucoup de chance car il ne nous est rien arrivé de grave, ni mécaniquement ni point de vue santé, mais nous étions tout de même préparés : moi j’ai une formation de secouriste et j’en avais parlé avec une amie infirmière pour justement emporter la pharmacie “ultime” et savoir les bons gestes et les bons réflexes en cas de gros soucis… Mais il est indéniable qu’on a eu de la chance. Par exemple au Pakistan, dans un garage, un clou rouillé m’a transpercé le pied, à quelques millimètres près il touchait des points qui auraient pu être problématiques… Sans parler des infections : finalement j’ai guéri facilement et sans complications.

 

Et le camion pareil, lui non plus pas de gros soucis “de santé”?

 

Bon disons qu’on est passés près quelques fois, mais pareil, un coup de chance incroyable qui nous a sorti du pétrin à chaque fois. Comme par exemple cette panne de batterie en plein désert de Gobi (il faut trois jours pour le traverser), et la chance de nous arrêter - en plein désert, très plat donc - sur une toute petite dénivellation, suffisante pour nous donner de l’élan et redémarrer avec l’objectif de ne surtout pas caler (rires)!

 

Au bout de presque deux ans de voyage, quelles sont les erreurs que vous auriez pu éviter ?

 

Je pense qu’on a été trop naïfs et trop confiants sur l’aspect administratif et demandes de visa avant le départ 

mais c’est aussi lié au fait que nous n’avions pas vraiment décidé de plan de voyage, en tout cas pas plus qu’une idée très vague de où nous voulions aller : traverser l’Europe rapidement par la Roumanie où nous avions un ami à qui rendre visite, et arriver tout au bout du Danube. Là c’est déjà le dépaysement, puis la Turquie et enfin le Kazakhstan où c’est vraiment le début d’une autre réalité, du hors piste, des chevaux partout… Mais du coup il nous a fallu changer plusieurs fois nos trajets pour des questions de visas justement : par exemple nous sommes partis avec l’idée d’aller vers la Géorgie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan (tous les pays en “-stan” en fait - rires-) mais par exemple le Turkménistan n’octroie qu’un visa de travail de 5 jours et nous voulions avoir plus de temps, donc on a dévié un peu… Puis on est partis vers la Mongolie et là on y reste deux mois, puis une fois arrivés là-bas on regarde la carte et on se dit… “Oh, Vladivostok c’est pas si loin finalement?!” (rires). Voilà, ça s’est fait comme ça !

 

Quelle est l’expérience qui vous a le plus marqué ?

 

L’immense différence entre les a priori, les informations diffuses sur les réseaux officiels (vraies ou fausses), et la réalité du quotidien et surtout des personnes rencontrées qui font vraiment un pays. Le Pakistan par exemple, qui souffre d’une réputation de pays ultra dangereux, et bien pour nous, ce sont en absolu les personnes les plus gentilles, les plus accueillantes que nous ayons rencontrées, nous avons été invités à partager chaque repas chez des gens qui n’avaient pas le quart de nos moyens, et grandement aidés à plusieurs reprises. Par exemple je me souviens de cette journée où je dois faire le plein - c’est un peu la colonne vertébrale de nos journées : trouver l’essence, une pompe qui fonctionne - donc je dois d’abord retirer de l’argent liquide, je fais plusieurs distributeurs mais aucun ne fonctionne. J’essaie de trouver une station d’essence qui accepte les payements en carte (encore plus rare) mais lorsque j’en déniche une, là non plus elle ne fonctionne pas. On est coincés: difficile d’appeler un numéro vert pour trouver une solution (rires). À ce moment là le type de la station où nous sommes nous dit “pas de problème, prenez l’essence dont vous avez besoin, c’est sûrement un problème des banques pas de votre carte, et puis revenez dans un ou deux jours pour me payer”. Déjà je suis soufflé : qui en Europe aurait réagi de la sorte? Mais ça ne s’arrête pas là, il rajoute : “ et d’ailleurs tenez : vous allez sûrement avoir besoin d’un peu de liquide en attendant pour vous dépanner “ et le voilà qui veut nous prêter de l’argent. Tout en nous invitant à rester chez lui et partager le repas de sa famille. Une rencontre incroyable. Bien évidemment nous l’avons remboursé dès que la carte s’est débloquée, mais cela a pris 5 jours. Une belle leçon de confiance en l’humain! Et puis l’expérience la plus importante je dirais que c’est une prise de conscience : il nous a bien souvent fallu choisir entre visiter des “sites” et rencontrer des “personnes”.

 

C’est-à-dire?

 

Et bien en fait

on se rend compte qu’avec la prolifération du tourisme de masse, les fameuses “merveilles du monde” où les sites vendus par les guides comme “incontournables” sont en fait devenus totalement impraticables, toute la magie et la beauté qu’ils ont pu détenir a été lessivée par la marchandisation exponentielle

: que ce soient les centaines de “marchands du temple” qui vous assaillent à chaque pas - et encore, c’est compréhensible, ils sont eux-mêmes rackettés car ils doivent payer cher leur place et reverser une partie de leurs maigres revenus - mais surtout les centaines de milliers de gens qui déferlent dans des endroits fragiles, qui étouffent et meurent littéralement de cette invasion. L’exemple le plus flagrant reste Angkor Vat, dont nous sommes repartis presque les larmes aux yeux. C’est à la suite de cette expérience assez triste que nous avons pris la décision de renoncer à visiter le Taj Mahal en Inde, de préserver l’image mentale et émotionnelle que nous en avions, et de choisir d’autres découvertes, des chemins de traverses… et d’autres temples, peut-être tout aussi beaux. Après quand on voit ceux qui vous vantent “l’Inde en 10 jours”… Oui, c’est aussi compréhensible, il est évident que tout le monde n’a pas le luxe du temps. Mais personnellement je préfèrerais partir moins loin, si je n’avais que 10 jours, et aller vraiment à la rencontre de ce que je visiterai. C’est le luxe infini de ce mode de voyage et c’est vraiment ce que nous cherchions en partant : sortir des chemins battus, rechercher la beauté, l’humain, prendre le temps, le plus de temps possible pour laisser “la vadrouille” mener notre chemin et laisser la place aux surprises, aux levers de soleils invraisemblables…. Voilà, ça c’est un vrai apprentissage : bien positionner le camion le soir pour recevoir l’aurore en plein (rires) et aux rencontres.

 

Vous avez traversé des dizaines de pays, changé de continent, d’hémisphère, de météo, de tout… qu’en avez-vous tiré?

 

Oui, nous sommes montés de 4700 mètres et moins dix degrés en traversant la frontière la plus haute du monde entre le Pakistan et la Chine, pour repartir en Inde avec 45 degrés en plaine et en désert… c’est vrai que le voyage est riche en contrastes, parfois spectaculaires comme par exemple quand on est passé de l’Iran à Dubaï, ou de la Russie à la Corée. Ce n’est pas une question politique ou économique - même si cela compte bien entendu, et d’ailleurs voyager c’est comme de suivre un grand cours magistral en géopolitique, on en apprend tellement plus! - c’est vraiment une question d’esprit : par exemple la traversée de la Mongolie (un des pays les moins peuplés au monde) et de la Russie se fait dans une relative liberté contrairement à ce qu’on pourrait penser : les routes, les visites, les accès, c’est le “vivre et laisser vivre” le plaisir de goûter à une vraie forme de nomadisme en 2019, c’est rare… beaucoup d’improvisation, peu (pas) de tourisme. Et puis la Corée et c’est l’opposé en absolu : densité de population gigantesque, règlementations à tout va, organisation de tout, partout, tout le temps, tout est balisé, codé, réglé: la moindre balade est jalonnée de panneaux “attention à ci, attention à ça”, le plus beau : “attention, courant d’air latéral” (rires), les feux rouges sont respectés comme la loi divine, alors qu’on arrive d’un pays où la conduite est comment dire… sportive (rires)!. Donc vraiment deux facettes à l’opposé l’une de l’autre mais un accueil toujours incroyable, aux deux extrêmes du spectre. Parfois il faut passer par l’acceptation d’un certain envahissement, on reste une attraction, notre passage se remarque : alors tout le village vient voir, s’agglutine, entre visiter, discute (avec les moyens du bord : notre anglais basique et le langage des mains), puis on est acceptés, et on nous laisse tranquille. Dans des pays plus asiatiques il y a une grande distance initiale, un respect, le signe doit venir de nous, mais l’hospitalité reste la même.

 

J’imagine que ces presque deux ans de voyage à la rencontre de l’humain justement on été riches de personnes ou personnages incroyables, d’anecdotes, de hasard?

 

Oui, des rencontres il y en a eu beaucoup, en fait l’un des avantages de notre époque, par rapport à l’expérience que des voyageurs au long cours ont pu faire autrefois, c’est la connexion : on peut rester connectés à nos proches tout en prenant tout de même une grande distance : plus question de pianoter sur son téléphone toute la journée, mais la tenue d’un blog, les photos, les commentaires… c’est un moyen de partager nos émotions avec ceux qui nous sont chers, de se poser et de prendre du recul par rapport à ce que l’on vit, de fixer les souvenirs et surtout de garder contact. Nos étapes sont rythmées par nos trois indispensables : trouver de l’eau potable, de l’essence et de la nourriture… et c’est ainsi qu’on rencontre des garagistes fantastiques (rires) comme celui qui au Népal nous a hébergés le temps d’attendre des papiers, ou celui qui au Bangladesh aussi nous a accueillis et qu’on a retrouvé ensuite en vacances en Inde ! Ou cet indien très âgé croisé à Calcutta qui est venu échanger quelques mots de français, heureux de pratiquer une langue qu’il avait dû apprendre au temps des colonies. Mais aussi une vraie communauté de voyageurs que l’on croise et recroise, des familles en camping-car et des fous du vélo comme ce Breton de 67 ans croisé la première fois sur un bord de route en allant vers Vladivostok en 2017 et retrouvé au Népal en 2018, il arrivait du Pakistan et nous de l’Inde. Pensez qu’il a toute sa vie fait des voyages à vélo, parfois près de 100 kilomètres par jours (encore une fois pour des questions de visa : il faut parfois rejoindre une frontière plus vite qu’on le souhaiterais). Et puis un vrai réseau de voyageurs “en petit camions” comme nous : nous échangeons des conseils techniques, pratiques, des bons plans pour la nuit. La liste des rencontres est infinie en fait (rires) ! Plus j’en parle plus d’autres reviennent à mon souvenir : comme ces gens qui nous doublent en voiture à un check-point sur une route iranienne en nous disant “alors, c’est vous les Bretons?!”, on discute, on sympathise, bien entendu de nouveau on est invités chez eux, une maison magnifique et un repas de famille incroyable. Lui est mécanicien, il se prend de passion pour notre camion, et veut entendre le moteur tourner. Et là, ce qui n’est jamais arrivé, la panne : le démarreur se coince. Pris au jeu il démonte tout de A à Z, il s’éclate devant ce défi et deux heures plus tard tout est remonté, réparé, huilé et comme neuf! On repart couverts de cadeaux, de bonnes adresses de garagistes sur la route d’Ispahan et de dattes de son jardin…

 

C’est aussi pour ça que votre camion porte toutes ces empreintes de main?

 

Oui, d’ailleurs il y a la sienne aussi bien sûr! La première fois c’est après avoir très littéralement pataugé dans la boue pendant des heures en Mongolie et nous en être enfin sortis, nous avions posé nos mains boueuses sur la carlingue, rapidement lavées par les pluies. De là nait l’idée de proposer à des artistes croisés en chemin et de leur donner carte blanche, en évitant toute évocation politique. C’est pour ça que de tout blanc immaculé nous nous retrouvons aujourd’hui avec un camion multicolore, un vrai kaléidoscope de tout ce et ceux que nous avons traversés…La première c’est Ekaterina, à Vladivostok, que l'on rencontre grâce à Albina de l'Alliance française... Le second est Kim Tael Jong, à Séoul, puis, Yuma, une amie de Lee que l'on a rencontré sur le bateau reliant Vladivostok à la Corée du Sud... On se trouve à Gwangju et elle s'inspirera du mariage auquel on a assisté pour réaliser à la peinture le couple de jeunes mariés en habits traditionnels. Et ainsi de suite jusqu’au Pakistan où cette fois tout l’avant pare-choc compris sera recouvert de dessins traditionnels multicolores. On trouve aussi sur l’un des flancs une carte du monde et le dessin en pointillé (presque en temps réel - rires) de tout notre parcours.  En fait notre camion parle de lui même, c’est un bon résumé de toute cette aventure : la chaîne des mains qui nous ont été continuellement offertes et tendues, par amitié, par gentillesse, par bienveillance, toutes les couleurs de peaux possibles, le kaléidoscope des dessins, des couleurs et cette ligne de pointillés qui mine de rien a fait doucement le tour du monde, à petits pas.

 

Philippe Biarnes
Photo : Trailblazer media

 

 

Le parcours de Philippe jusqu’à aujourd’hui, 26 pays au compteur :

 

Bretagne, France, Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Turquie, Géorgie, Azerbaïdjan, (traversée de la mer Caspienne ), Kazakhstan, Russie, Mongolie, Russie (pour aller voir le Lac Baïkal), Mongolie à nouveau, Russie encore mais côté Est le long de la Transibérienne pour rejoindre Vladivostok, Corée du Sud, (shipping pour contourner l'Asie du sud-est. Pendant ce temps là, 1 mois de back-pack au Vietnam et Cambodge), Bangladesh, Inde, Sri Lanka, Népal, Inde du Nord, Pakistan, Iran, Émirats Arabes Unis,  Oman... et à suivre pour les prochains !?

 

 

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1 Commentaire (s)Réagir
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Nath dim 31/03/2019 - 20:41

Philippe, rencontré à Oman, une âme sublime, une personne vraie qui irradie et relie tout le monde. Définitivement une belle rencontre !

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