Alain Taieb : Je créerai une fondation pour soutenir mes compatriotes dans le besoin

Par La Rédaction | Publié le 24/05/2022 à 16:33 | Mis à jour le 25/05/2022 à 17:18
ALAIN TAIEB

Dans la perspective des prochaines élections législatives (à partir du 27 mai en ligne, 5 et 19 juin 2022 dans les urnes), lepetitjournal.com est allé à la rencontre des candidats dans chaque circonscription des Français de l’étranger.

Alain Taieb, candidat à la 10ème circonscription en tant que candidat indépendant et trans-parti a répondu à nos questions. 

 

Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux prochaines élections législatives ?

 

Pour offrir une candidature innovante et unique dans la 10e circonscription. Je suis un Français de l’étranger depuis 34 ans, je connais donc parfaitement les préoccupations de mes compatriotes.

En tant que chef d’entreprise, je passe ma vie à apporter des solutions concrètes à des problèmes qui me sont posés. Je souhaite aujourd’hui mettre mon expérience en tant que Français de l’étranger et ma connaissance de la circonscription aux services de mes compatriotes.

 

Quel est votre rapport avec cette circonscription ?

 

Je suis résident de cette circonscription depuis 23 ans. Je m’y suis installé une première fois à 24 ans pour y effectuer mon service militaire en tant que professeur de mathématique et physique au Cameroun. Puis de nouveau en famille au Cap en Afrique du Sud, où je réside toujours.

Je la parcours depuis plus de 25 dans le cadre de mon activité professionnelle. J’y suis un entrepreneur engagé en faveur de l’emploi local. J’y ai créé des dizaines d’entreprises et des milliers d’emplois. J’œuvre également au développement social des pays qui la composent et participe à de nombreuses associations caritatives.

 

En quoi votre parcours est-il marqué par les préoccupations des Français de l'étranger ?

 

Je suis un Français de l’étranger et leurs préoccupations sont les miennes : tracasseries avec les services des impôts des non-résidents à Noisy-le-Grand, application de la CSG aux français de notre circonscription alors qu’elle a été remboursée aux Français en Europe, insécurité dans certaines régions de la circonscription, parcours du combattant pour renouveler ses papiers d’identité, difficiles relations avec les banques en France, difficulté d’obtention des prêts, fermeture intempestive de comptes. À ce sujet, je m’engage à obtenir de la Banque de France qu’elle étende sa mesure d’obligation d’ouverture de compte à tous les pays de la circonscription.

 

Comment voyez-vous le mandat de député ?

 

Je le vois engagé, pragmatique, à la fois national et local. Je passerai une grande partie de mon temps dans les 49 pays qui composent cette circonscription. Je siègerai également à Paris pour défendre les intérêts de mes électeurs. Je propose d’ailleurs une mesure innovante en matière de démocratie participative : consulter mes 140 000 électeurs sur les 10 mesures phares de la législature avant d’engager mon vote.

 

Quels sont, selon vous, les défis qui attendent les Français de votre circonscription ?

 

Question compliquée en ce qui concerne cette circonscription qui couvre une zone gigantesque allant du Gabon au Tchad, de l’Afrique australe à la péninsule arabique. Les défis des Français et binationaux de Madagascar ne sont pas ceux des Emirats arabes unis. Cependant les sujets de préoccupations sont identiques : l’emploi, la protection sociale, l’éducation ou encore la vie dans leur pays d’accueil. C’est l’approche qui diffère.

 

Comment est organisée votre campagne et qui sont vos soutiens ?

 

En tant que candidat indépendant, je n’ai pas de logistique de « partis » déjà organisée sur place. Nous nous appuyons sur les conseillers des Français de l’étranger qui sont de véritables relais locaux. Je propose d’ailleurs une fois élu d’accroître leur rôle indispensable. Je suis également aussi soutenu par des centaines  d’amis que mes activités m’ont créé en Afrique et au moyen orient au cours de ces 30 dernières années.

Une fois encore, l’étendue de cette circonscription rend les déplacements compliqués et les séjours courts par nécessité. Une fois élu, je prendrai le temps de revenir dans chacun des pays et d’y passer le temps nécessaire.

 

Quels sont les axes de travail que vous souhaitez mener à bien si vous êtes élu ?

 

Mon obsession en tant que député sera de m’assurer que les Français de l’étranger ne soient exclus d’aucune mesure votée à l’Assemblée nationale. Je ne soutiendrai donc aucun projet de loi qui n’envisage pas son paragraphe d’application aux Français de l’étranger, si cela est applicable.

Je poursuivrai et amplifierai le dispositif que j’ai engagé il y a déjà 18 mois de soutien aux Entreprises de Français à l’Etranger (EFE). Ce sont souvent de petites entreprises à la merci des crises. J’ai déjà mobilisé des fonds privés, à leur disposition en cas de coup dur.

Je créerai une fondation, la FDF 10, destinée à soutenir mes compatriotes dans le besoin. Elle sera financée par le privé et ne substituera pas aux mécanismes étatiques ; elle les suppléera là où c’est nécessaire.

Je m’engage également à offrir une assistance aux femmes victimes de violences conjugales quel que soit leur localisation dans la circonscription en leur offrant un numéro gratuit unique dans la circonscription leur permettant de reporter l’abus et d’obtenir de l’aide.

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