

Lauréat du prix de la musique française, Laurent de Wilde pianiste virtuose au sourire ravageur, est de retour sur scène. Passionné de jazz, il en a fait son métier et a produit 13 albums au cours d’une carrière qui s’étale sur 45 ans. Le 27 mai, il sera enfin au Kasbar, One & Only Royal Mirage, en trio avec Bruno Rousselet, contrebasse et Philipe Soirat, batterie. Le jazz est là!

Musicien, interprète, homme de scène, il est également écrivain. Après un premier ouvrage sur Thelonious Monk, Laurent de Wilde publie cette année « Les fous du son », un livre salué unanimement par la presse française qui recense les inventions de machines sonores du 20ème siècle; une histoire passionnante et érudite de la musique électro- nique.
Interviewé par l’Alliance Française de Dubai, Laurent de Wilde se livre sur ses débuts. Retour sur le portrait d’un artiste aux multiples facettes.
Vous vous êtes tourné vers le jazz dans les années 80 alors que vous viviez aux Etats Unis. Pourquoi avoir choisi ce style musical ?
Je n’ai pas choisi ce genre musical, c’est lui qui m’a choisi ! Quand j’ai entendu Oscar Peterson la première fois, ce fut comme un coup de foudre, je me suis dit : je veux faire ça toute ma vie ! Quarante-cinq ans plus tard, j’y suis encore...
Durant votre carrière vous avez rencontré avec beaucoup d’artistes entre autres Abd Al Malik, Souleymane Mbodj et vous intervenez beaucoup sur le dernier enregistrement de la talentueuse saxophoniste Géraldine Laurent ... Que représentent pour vous ces nombreuses collaborations ?
Chacune correspond à un contexte particulier où il me faut donner le meilleur de moi- même, au service du projet. Car c’est ça qui compte : la cohérence du projet et la beauté qui en résulte quand le travail est bien fait. Le reste est accessoire.
Dans vos morceaux on retrouve des sonorités inhabituelles : africaines, électroniques... D’où vient ce besoin d’enrichir le jazz « classique » ?
Je suis né en 1960 et quand j’ai eu l’âge de jouer en public, même si j’étais à New York, j’avais l’impression d’être l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme. Le jazz ne tenait plus cette place centrale dans la société qu’il avait jusqu’aux années 60. Par contre, le présent de la musique est toujours là dans son incroyable diversité, et s’il y a bien quelque chose qui appartient au jazz, c’est son désir de se nourrir du temps présent.
Vous venez aux Emirats avec votre groupe, accompagné par Bruno Rousselet (contre bassiste,) et Philippe Soirat (batterie) . Comment avez-vous vécu le jazz, son évolution, ses nouvelles stars, ces 30 dernières années ?
Beaucoup disaient que le jazz serait mort en l’an 2000, et pourtant il est toujours là. De grands artistes continuent d’émerger et cette musique conserve une liberté revigorante - mieux, elle a trouvé sa voix propre partout où elle s’est implantée : en Europe, en Scandinavie, en Afrique, en Amérique, en Orient... Le jazz reste vivant et multiple, et c’est une excellente nouvelle.
Faites le plein de musique ‘live’ avant Ramadan. Rendez-vous vendredi 27 mai au Kas- bar, One & Only Royal Mirage à 20h. L’entrée est gratuite!
Laurent de Wilde Trio jouera aussi à Abu Dhabi, jeudi 26 mai, Manarat Al Saadiyat. Plus d’infos: www.afdubai.org et info@afdubai.org
Ella Brabra (lepetitjournal.com) le 17 mai 2016







