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L'ADN du durian décrypté révèle pourquoi ce fruit sent si mauvais

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec AFP | Publié le 10/10/2017 à 11:23 | Mis à jour le 11/10/2017 à 08:58
Durian

Les chercheurs ont séquencé le génome du durian, un fruit prisé dans le sud-est asiatique et connu pour son odeur particulièrement forte, voire pestilentielle pour certains. 

Ah, le durian… avec son odeur très forte parfois comparée à un mélange d'"essence de térébenthine et d'oignons, agrémentée d'une pointe de chaussette de gym", ce fruit d’Asie du Sud-Est ne laisse personne indifférent, on adore ou on le déteste.

Très prisé en Thaïlande, en Indonésie, en Chine ou encore en Malaisie, ce fruit de la taille d'un ballon de rugby est souvent interdit dans les lieux publics, les hôtels ou les transports à cause de l'odeur nauséabonde qu'il dégage aussitôt découpé.

Certains comparent son odeur à un mélange de fromages trop faits ou d'oignon et d'échalote, d'autres à une poubelle, voire à des cadavres en décomposition.

Des scientifiques de Singapour, de Hong Kong et de Malaisie ont annoncé lundi avoir séquencé le génome du "Durio zibethinus", une sorte de durian, mettant à nu les gènes responsables de ces traits caractéristiques.

Le décryptage de son génome est "essentiel pour une meilleure compréhension de la biodiversité du durian", explique l'équipe dans la revue Nature Genetics.

Car si certains regrettent d'avoir fait l'expérience de ce fruit, d'autres s'inquiètent que plusieurs espèces soient maintenant menacées ou vulnérables. Mieux connaître l'ADN de la plante peut aider à la protéger.

Selon l'étude, il existe 30 espèces connues de durian –le Durio zibethinus  étant la plus consommée- et plus de 250.000 hectares étaient consacrés à sa culture en 2008 (soit la superficie du Luxembourg).

"Le durian a aussi une grande valeur économique car il a récemment augmenté son taux de pénétration dans le marché chinois," ont écrit les scientifiques.

En 2016, les importations de durian vers la Chine ont représenté près de 511 millions d’euros, soit trois fois plus que les oranges, autres denrée clé du marché pour la Thaïlande.

Il y a environ 200 cultivars de durian avec des textures, saveurs et parfums divers pour satisfaire toutes sortes de palais –les fruits piquants et amers sont préférés en Malaisie et à Singapour tandis que les plus suaves vont aux Thaïlandais.

Jusqu’ici, malgré l’importance du durian sur le marché asiatique, la recherche génétique est "quasiment inexistante", souligne l’équipe de scientifiques qui espère que son travail va susciter des études approfondies pour mettre en évidence le risque d’extinction de certaines espèces de durian.

Les données génomiques pourraient aussi être utiles pour un "contrôle qualité rapide", disent-ils, pour vérifier l’authenticité de fruits vendus comme cultivars bénéfiques qui justifierait des prix élevés chez les connaisseurs.

"De nouvelles études permettront de découvrir les rôles écologiques de ces plantes tropicales fascinantes," écrit l’équipe.

2 CommentairesRéagir
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M.U. jeu 12/10/2017 - 08:14

Tout a fait d'accord, il n'y a aucun element de reponse concernant l'odeur et l`ADN.........c'est completement ridicule!

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PhDam mer 11/10/2017 - 07:58

Bonjour, où est la réponse au titre accrocheur de cet article ?

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