Dans le cadre de la campagne des élections consulaires, nous donnons la parole aux têtes de liste pour la circonscription du Sénégal, de la Guinée-Bissau, du Cap-Vert. Nicolas Soyere se présente pour la liste "Servir les Français".


Pouvez-vous vous présenter en quelques phrases ?
Je m’appelle Nicolas Soyere, Franco‑Sénégalais, installé au Sénégal depuis vingt‑cinq ans. Chef d’entreprises et investisseur, j’ai toujours travaillé à créer des passerelles concrètes entre la France, l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, avec une conviction simple : le développement économique doit aussi servir les communautés humaines qui y vivent.
Je suis profondément attaché à ce pays où j’ai construit ma vie familiale, mes enfants y sont nés et y ont grandi, mon épouse franco-libano-sénégalaise et moi-même avons choisi de nous y engager durablement.
Depuis plus de vingt ans, je m’implique au service des Français de l’étranger, que ce soit à travers des initiatives associatives, économiques ou de proximité avec nos compatriotes. J’ai notamment contribué à faire évoluer des espaces de dialogue et de coopération comme la Chambre de commerce européenne au Sénégal, qui joue aujourd’hui un rôle structurant pour les acteurs économiques et pour laquelle je reste très engagé mais également cofondateur de l’UFE Avenir au Sénégal et actuellement administrateur de l’UFE Monde en charge de l’application universelle de l’UFE, je suis également Ilotier pour l’ambassade de France.
Régulièrement surnommé le couteau suisse du consulat par nos consuls généraux qui se sont succédé depuis quinze ans, mon engagement repose sur une approche très concrète : être présent, à l’écoute, et trouver des solutions utiles, qu’il s’agisse d’accompagner des situations individuelles ou de défendre des enjeux collectifs.
Conseiller des Français de l’étranger sortant, je conduis aujourd’hui la liste « Servir Les Français », une liste apartisane, avec une priorité claire : porter une voix utile, pragmatique et engagée pour nos compatriotes au Sénégal, en Gambie, au Cap-Vert et en Guinée-Bissau.
Que représente pour vous la mission principale de conseiller des Français de l’étranger ?
Pour moi, la mission de conseiller des Français de l’étranger est avant tout une mission d’utilité concrète. Ce n’est pas un rôle théorique : c’est être présent, disponible et capable d’agir, surtout quand nos compatriotes en ont le plus besoin.
La crise du Covid l’a montré de manière très claire. Dans cette période difficile, il a fallu être sur le terrain, répondre à l’urgence, orienter, rassurer, trouver des solutions rapides face à des situations parfois critiques : difficultés de déplacement, accès aux soins, isolement, incompréhensions administratives. C’est précisément dans ces moments-là que le rôle d’un conseiller prend tout son sens.
Être conseiller, c’est être un relais efficace entre nos compatriotes et l’administration, mais c’est aussi savoir défendre leurs droits avec pragmatisme, débloquer des situations concrètes et faire remonter les réalités du terrain pour améliorer les dispositifs existants.
C’est une mission profondément humaine, qui exige de l’écoute, de la réactivité et un engagement constant. Au fond, il s’agit d’une chose simple mais essentielle qui tient en une devise : aucun Français ne doit être seul à l’étranger.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Notre liste « Servir Les Français » s’est construite autour d’un principe simple : rassembler des femmes et des hommes engagés, compétents et ayant des parcours de vie variés dans notre région. Nous avons privilégié l’expérience de terrain, la connaissance des réalités locales, et la capacité à travailler ensemble autour des valeurs d’entraide, de respect et de bienveillance. Chaque membre apporte une expertise — éducation, entrepreneuriat, social, fiscalité, vie associative — pour constituer une équipe solide, crédible, efficace et opérationnelle.

Pourquoi est-il important pour les Français de l’étranger de prendre part à ces élections consulaires ?
Ces élections déterminent qui portera la voix des Français de l’étranger pendant les six prochaines années.
Voter, c’est choisir celles et ceux qui défendront nos droits, qui nous accompagneront dans nos démarches, qui feront remonter nos difficultés et proposeront des solutions concrètes. Dans un contexte où les réalités des Français hors de France sont souvent mal comprises, participer au vote est essentiel pour être représenté, entendu et respecté.
Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français de votre circonscription ?
Le principal défi auquel font face les Français de notre circonscription est un sentiment très concret d’isolement face à des systèmes qui ne sont pas pensés pour eux. Aujourd’hui, vivre à l’étranger ne devrait pas signifier être en marge de ses droits. Pourtant, entre la complexité administrative, le manque d’information fiable et des dispositifs souvent conçus depuis Paris sans prise en compte des réalités locales, beaucoup de nos compatriotes se retrouvent seuls face à des situations parfois très difficiles, le monde n’est pas universel.
Mais au-delà de ces obstacles administratifs, il y a des enjeux de fond :
- le coût de l’éducation, qui devient un frein pour de nombreuses familles,
- l’accès à une couverture santé adaptée et abordable,
- la reconnaissance des situations familiales mixtes, souvent mal comprises par notre administration,
- l’accompagnement des entrepreneurs,
- la sécurité et la mobilité dans des environnements parfois instables,
Notre rôle est de simplifier, accompagner et défendre, pour que chaque Français puisse vivre, travailler et élever sa famille sereinement. Il convient de réaffirmer un principe fondamental : l’égalité de droits entre les Français, qu’ils résident en France ou à l’étranger.
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