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REPRESSION DES SURCHARGES DANS LES TRANSPORT AU BENIN - Les usagers font face à la flambée des tarifs

Par Lepetitjournal Cotonou | Publié le 14/02/2017 à 14:26 | Mis à jour le 14/02/2017 à 14:29

La mesure d'interdiction de surcharge dans le transport terrestre au Bénin, comme on pouvait s'y attendre, engendre déjà une galopante flambée des divers tarifs. Majoré désormais de 500 à 1000 Fcfa voire 1500 Fcfa, ceci n'est point du goût des usagers qui crient déjà leur ras le bol.

Suite aux derniers accidents sur les routes béninoises, accidents ayant décimé nombre de concitoyens, l'association des transporteurs du Bénin a décidé de réprimer désormais toute surcharge.

En effet, un véhicule cinq (5) ou neuf(9) places est interdit de contenir à bord plus que sa capacité initiale d'accueil, sous peine d'être amendé.

Mais à peine la mesure prise, les tarifs du transport en prennent un coup. « D'habitude, je prends 2500F Cfa de Bohicon pour ici, mais aujourd'hui, le conducteur m'a réclamé 3000 Fcfa.

Aussitôt, j'ai cherché à connaitre le prix du carburant qui à ce que je sache n'a pas augmenté. Et au conducteur de me répliquer que cela n'est pas lié à l'essence mais au chargement normal auquel ils sont contraints désormais.» Ainsi s'est exprimée madame Bossikpon, passagère en provenance de Bohicon.

Approché, le conducteur confirme cette thèse. Au fait, dit-il « c'est les dépassements de charges ou de passagers, ce qui nous profite. Avec ses surcharges, nous arrivons à gérer les frais de tracasseries policières ou des taxes collectées par les agents de la mairie et nos différents syndicats. Mais étant donné que ces taxes que je viens de citer, on ne peut s'en passer sauf celle de tracasserie policière qui s'observe de moins en moins, permettez qu'on augmente un peu les tarifs car on a des familles aussi. » Sans pour autant rejeter cette thèse, Benoît, un autre conducteur  confie «  moins vous êtes, plus il y a du confort et cela a un coût. »

Dans le rang des passagers, la mesure est tout autant diversement appréciée. Pour les uns, La vie n'a pas de prix et une telle mesure n'a autre souci que de leur protéger la vie. Et ainsi perçu, une augmentation de 1000f CFA ne devrait pas poser problème car quand le pire survient, on dépense plus que ses 1000 FCFA. Quant aux autres, confort ou pas, c'est eux les passagers qui subissent et tant qu'ils ne s'en plaignent, les autorités n'ont pas à prendre de telle décision à leur place. Dans tous les cas, la loi étant la loi, les humeurs n'auront point d'effet et tout contrevenant en répondra car, rien ne vaut la vie et il n'y a de richesse que d'homme.

Bidossessi WANOU pour www.lepetitjournal.com/cotonou, mercredi 15 février 2017

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