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ALAIN MARSAUD - Le député pour la 10ème circonscription des français établis hors de France en visite à Cotonou

Par Lepetitjournal Cotonou | Publié le 14/06/2016 à 07:11 | Mis à jour le 14/06/2016 à 10:17

Alain Marsaud est député UMP, élu en 2012 dans la dixième circonscription des Français établis hors de France. Il était ce lundi à Cotonou pour rencontrer les représentants de la communauté française établie au Bénin. La rédaction du petitjournal.com s'est entretenue avec lui, lundi soir, lors d'une réception donnée à la résidence de l'Ambassade de France, à laquelle étaient conviés les représentants des institutions publiques et privées françaises installées à Cotonou.

Lepetitjournal.com/cotonou : Pouvez-vous expliquer aux lecteurs du petitjournal.com quel est votre rôle en tant que député de la 10ème circonscription des français établis hors de France, à laquelle appartient le Bénin ?

Alain Marsaud : Je connais bien lepetitjournal.com car c'est l'un des premiers médias qui m'a interviewé alors que j'étais en campagne en 2012 pour devenir député des Français de l'étranger.

Concernant la 10ème circonscription, il s'agit d'une circonscription un peu particulière, puisqu'elle comporte 49 pays. Elle va de l'Irak à la Syrie au Nord, à l'Afrique du Sud, mais elle comprend également l'Afrique de l'Ouest et toute l'Afrique de l'Est. La spécificité de cette circonscription se trouve dans la diversité des communautés françaises qui y résident et dans leurs préoccupations.

Il faut reconnaître que c'est une circonscription qui a été particulièrement ballotée par différents évènements de nature politico-guerrière dans les années 2012. La situation s'est depuis beaucoup aggravée, puisqu'il faut compter une douzaine, voire une quinzaine de pays en guerre ou en révolution actuellement dans cette zone. Cela m'oblige à aborder le contact avec mes compatriotes avec beaucoup de difficultés, car il est parfois difficile d'aller à leur rencontre et même de communiquer par internet ou par téléphone. Il y a des fois où la France a été amenée à abandonner ses compatriotes, et je le regrette beaucoup. Ca a été le cas par exemple de la Syrie et d'une partie de l'Afrique de l'Est.

Le député se substitue donc en quelque sorte à la carence des autorités pour remettre en place des relations. C'est ce que je fais par exemple en Syrie où, avec mes collègues parlementaires, nous supportons, y compris, financièrement, la survie du Lycée français de Damas.

C'est donc une circonscription tout à fait particulière mais qui est tout aussi passionnante parce que nos compatriotes et leurs problèmes y sont tellement divers qu'il y a beaucoup de choses à faire.

Avez-vous visité d'autres pays avant de venir au Bénin ?

Le Bénin est le premier pays auquel je rends visite lors de ce déplacement en Afrique de l'Ouest. Je serai demain au Togo, puis au Ghana avant de revenir en France.

Pourquoi avoir choisi de venir cette semaine au Bénin ?

Tout simplement parce que l'apparent apaisement des débats à l'Assemblée nationale, malgré les difficultés sociales du moment, m'a laissé pensé que je pourrais en profiter pour m'absenter une semaine pour aller à la rencontre des communautés de ma circonscription.

Vous êtes député pour cette circonscription depuis combien de temps ?

Depuis 2012, la création des députés des français de l'étranger date des législatives de 2012. C'est la première fois que les résidents français à l'étranger ont des représentants élus à l'Assemblée nationale. Ceci fait suite à la réforme de la Constitution française de juillet 2008.

Quels sont vos projets concernant la circonscription pour la suite ?

Dans l'ordre chronologique je vais être engagé dans les mois qui viennent à mettre en place la primaire de la droite et du centre, puisqu'il va falloir déterminer le prochain candidat à l'élection présidentielle. Je ne sais pas quel sera le nombre de candidats, certainement cinq ou six, et mon rôle est de faire en sorte que les compatriotes de cette 10ème circonscription, intéressés par cette primaire, puissent s'exprimer et choisir dans de bonnes conditions leur candidat.

Il y a ensuite les élections présidentielles et là aussi il va falloir faire une campagne plus importante dans ces 49 pays et mon rôle sera de porter le candidat républicain.

Je serai enfin candidat à ma propre succession et demanderai aux électeurs de la circonscription de me réélire pour un nouveau mandat de député.

Que pensez-vous de la communauté française établie au Bénin ?

J'ai rencontré aujourd'hui la communauté éducative au Lycée Montaigne, qui est un très beau lycée, et je dois dire que j'ai été assez surpris de la qualité à la fois de l'enseignement, mais surtout des conditions dans lesquels se fait cet enseignement. J'ai ensuite rencontré le secteur médical et social, et, cet après-midi, j'ai mis en place une permanence où mes compatriotes, qui souhaitaient me rencontrer, sont venus nombreux pour m'exposer leurs réflexions, difficultés, ressentiments, dont je pourrai faire part en France lors de mon retour.

Florence Bourreau (www.lepetitjournal.com/cotonou) mardi 14 juin 2016

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