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HARMATTAN - Le vent d'"hiver" du Bénin

Par Lepetitjournal Cotonou | Publié le 09/02/2016 à 23:59 | Mis à jour le 04/02/2016 à 21:11

 

En janvier au Bénin c'est le mois de l'Harmattan. Ce vent continental et sec venant du Sahel, cause bien des soucis de santé à la population. Soufflant en général de décembre à février, il véhicule en effet poussière et microbes.

Le matin notamment et tout au long de la journée, le soleil reste caché derrière un voile orange ocre, qui donne un aspect quelque peu irréel pouvant inspirer les poètes et les artistes. On arrive parfois à peine à distinguer les habitations, personnes ou véhicules devant soi. Le sol est recouvert d'une épaisse couche de poussière et si par malheur les béninois oublient de fermer les fenêtres avant de partir le matin, il faudra balayer le soir.

A Cotonou, dans la nuée des zemidjan, le port du cache-nez fait son apparition. Les vendeurs sur le pouce se frottent les mains aux abords des feux rouges.

C'est également la période où les femmes, afin de palier peau et lèvres sèches, se remettent à user de crèmes hydratantes, inutiles en temps normal grâce ou à cause (notamment pour les marques de cosmétiques) de l'humidité.

Si la pluie, qui marque la fin de l'harmattan tarde à venir, ce dernier peut provoquer assèchement des sols et détruire les cultures en cours. Les béninois attendent donc avec impatience la première goutte, qui se peut se traduire par une simple rosée du matin.

Cette saison a tout de même certains avantages, car les températures chutent et sont ressenties entre 22°C et 24°C la nuit et entre 28°C et 32°C le jour. Très rarement, mais tout de même, elles peuvent atteindre à peine une vingtaine de degrés. L'air même difficilement respirable est alors plus agréable et permet de recharger les batteries avant d'entrer dans une période de chaleur qui peut parfois s'étendre sur 3 ou 4 mois.

Il n'est pas rare au Bénin de voir certaines personnes sortir leur manteau d'  « hiver », leurs gants et même leur bonnet. Il se vend parfois même dans la rue des manteaux de fourrures importés.

Florence Bourreau (www.lepetitjournal.com/cotonou) mercredi 10 février 2016

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