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PAUSE CAFE AVEC DIBI DOBO - Avant son concert ce samedi 15 avril au stade Mathieu Kérékou

Écrit par Lepetitjournal Cotonou
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 22 mai 2017

 

Nous avons eu la chance de rencontrer Dibi Dobo, à quelques jours de son grand concert du 15 avril qui aura lieu au stade Mathieu Kérékou à Cotonou. Nous avions déjà parlé de lui dans un article, le mentionnant comme l'un des artistes incontournables de la scène béninoise. Découvrez son interview exclusive.

Lepetitjournal.com/cotonou : Peux-tu nous parler de toi, ton parcours ?

Dibi Dobo: Je suis un artiste béninois qui fait mon petit bonhomme de chemin. J'ai commencé la musique avec le groupe Def Lyrix, on a sorti un maxi qui a bien fonctionné. En 2009, j'ai commencé une carrière solo en sortant les singles Gomé, Ezo et le clip Wini Wini. J'ai eu la chance de faire beaucoup de collaborations avec Singuila, DJ Arafat, Kamnouze, Kenza Farah et plein d'autres. En 2013, j'ai décidé de créer mon propre label, Soyimavo Music avec les titres Azigui, Love me Featuring Lynnsha et JJK. En 2014, j'ai fait un duo avec Angelique Kidjo Ekomole. En 2015, j'ai réalisé le tube Mamacita avec le Nigerian Mr. May D qui a actuellement plusieurs millions de vues sur youtube. Et en ce moment, j'ai un nouvel album que je suis en train de sortir, Soyimavo 2.

Pourquoi es-tu devenu chanteur ?

C'est la chanson qui m'a choisie. C'est en moi. J'étais comme un médium, je ressentais beaucoup les choses, à dire vrai, je n'aimais même pas le rai, ni le hip hop après j'en suis tombé amoureux comme ça d'un coup. A 13 ans, je me suis surpris à rapper comme ça face au miroir un matin. C'est en 2009 que je me suis vraiment prononcé, en me disant maintenant c'est ma vie, ma carrière. A l'école, je faisais les sciences et j'ai changé de voie pour la filière littéraire pour mieux comprendre le français, l'anglais et l'espagnol.

Si tu n'avais pas été chanteur, qu'est-ce que tu aurais aimé faire ?

Je serai allé dans l'armée, parce que mon père était dans l'armée donc ça m'inspirait.

Du coup, tu aurais été le chanteur de l'armée ?

(Rires) Oui, je voulais tellement être dans l'armée, que je m'étais dit que je serai le musicien de l'armée. Jusqu'à aujourd'hui, ça me tente, je suis très polyvalent. Ça répond à mon style « Dibitik », quel que soit le type de musique que je choisis, on peut toujours reconnaitre que c'est moi qui chante, c'est ça la magie !

Est-ce que c'est facile d'être un chanteur au Bénin ?

Non, c'est pas du tout facile. On est un pays rempli de valeurs et du coup, dès qu'on est connu, il y a beaucoup de pression, on n'a pas vraiment le droit à l'erreur. Il manque aussi des mécènes pour soutenir la création musicale et les musiciens ici. J'ai la chance de vivre de ma musique mais c'est un privilège car peu d'artistes arrivent à vivre de leur musique au Bénin.

Quels sont les autres pays dans lesquels tu aimes travailler ?

En côte d'Ivoire, par exemple si tu fais un nouveau titre et que les médias savent que tu es dans le pays, ils viennent directement te voir, ils te suivent et te soutiennent dans ta carrière. C'est important de se sentir soutenu dans sa carrière. La côte d'ivoire, c'est vraiment la plaque tournante de la musique de l'Afrique de l'Ouest, j'y vais régulièrement pour travailler. Et sinon, j'adore quand je suis à New York, dans la cité de l'industrie, du rap, r&b, hip hop, même de l'afrobeat. C'est toujours agréable de travailler dans de bonnes conditions.

Parmi tous tes titres, quel est le titre qui t'est le plus cher ?

« le temps », c'est le seul son sur mon premier album qui parle réellement de moi, c'est le titre le plus personnel que j'ai réalisé.

Et dans ton dernier album, il y aussi des titres dans lesquels tu te livres ?

Oui mon dernier album est plus que personnel, j'ai vécu beaucoup de choses dans ma vie, beaucoup d'expériences, des bonnes et des mauvaises, sur le plan sentimental aussi. J'ai un nouveau regard sur la vie. Je suis comme le vin, je me bonifie avec l'âge. Aujourd'hui, je suis Dibi Dobo bonnifié (Rires)

Parle nous un peu de ton concert qui aura lieu le samedi 15 avril 2017 ?

Ce concert, il est très important pour moi car je fais un point dans ma carrière. Après plusieurs concerts à l'étranger, je veux voir quelle est ma relation actuelle avec mes fans au Bénin. J'attends des invités, Lynsha, Mr. May-D, Sagbohan Danialou qui est également le sponsor du concert et d'autres amis artistes qui vont venir

Et on est un peu curieux, ou te vois-tu dans 10 ans ?

Je me vois chez moi au Bénin, je suis un citoyen de monde mais je reste très attaché au Bénin. Je me vois homme d'affaires : chanter moins et produire plus. Je veux ?uvrer aussi pour le Bénin, poursuivre les projets que j'ai commencé avec la fondation Soyimavo qui permet de détecter des jeunes musiciens et de les mettre en avant. D'ailleurs, nous sommes régulièrement à la recherche de mécènes pour pouvoir passer à un autre niveau avec la fondation.

Merci Dibi et rendez-vous à ton concert samedi prochain, 15 avril 2015 à 17h17 au stade Mathieu Kerekou ! Plus d'infos sur le concert

Propos recueillis le vendredi 7 avril par Johanne Bruffaerts pour (www.lepetitjournal.com/cotonou) , lundi 10 avril 2017.

credit photo: Dibi Dobo, album Soyimavo

lepetitjournal.com cotonou
Publié le 10 avril 2017, mis à jour le 22 mai 2017
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