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IDEE SORTIE - A la découverte de Porto-Novo

Écrit par Lepetitjournal Cotonou
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 27 octobre 2016

 

Porto-Novo, située à 32Km de Cotonou dans le département de l'Ouémé, est la capital du Bénin. Cette ville qui compte aujourd'hui plus de 300,000 habitants a été pendant plusieurs siècles un royaume, marqué par différents courants migratoires qui ont laissé de nombreuses traces. Partez le temps d'un week-end à la découverte de l'histoire et de l'architecture de cette ville au trois noms.

Pour vous rendre à Porto-Novo depuis Cotonou, il faut compter environ 45 minutes/1 heure. Vous prendrez la route en direction du Nigéria. La ville de Porto-Novo est située à moins de 15 km de la frontière, ce qui en fait une ville particulièrement touchée par l'influence de son géant voisin.

Avant de devenir capitale de la colonie du Dahomey, puis celle du Bénin, Porto-Novo a été particulièrement touchée par différents courants migratoires venus du Nigéria voisin et de l'ouest du Bénin. Ceci a fait que la ville a su accueillir et concentrer en son sein différentes ethnies qui aujourd'hui cohabitent pacifiquement. Les plus nombreux sont les Gun, installés dans les environs de la ville, viennent ensuite les Yoruba, qui représentent le tiers de la population urbaine. On trouve également les Aguda, les Wémé, les Toli, les Setto et les Toffin.

Pour découvrir la légende de la création de Porto-Novo, la ville aux trois noms, lire l'article de notre édition ci-contre : http://www.lepetitjournal.com/cotonou/a-voir-a-faire/243078-cotonou-communaute-portrait-d-expatries

L'architecture de la ville a ainsi été fortement marquée par les passages de ses différents habitants et les croyances qu'ils ont apportées avec eux.

On peut ainsi visiter plusieurs palais et lieux symboliques de la puissance royale, notamment la première habitation de Tè-Agbanlin, qui construisit la plus grande demeure de son époque dans la cité d'Adjatché avant d'y fonder le royaume de Hogbonu qu'il dirigea pendant 41 ans. Il est également intéressant de découvrir l'originalité du Musée Honmè, installé dans l'ancien palais de fonction des rois de Xogbonou. La place Ogagbami est également chargée d'histoire, car c'est là qu'Oga aurait été enterré vivant par Tè-Agbanlin.

Les traditions ancestrales et croyances vaudous sont représentées à travers notamment l'Obélisque Zangbeto Kpakliyaou et le temple Avessan. Le Zangbeto, société secrète, a été créée par Tè-Agbanlin pour assurer la sécurité des rois et un service de police dans la ville, notamment à la tombée de la nuit. Le temple Avessan symbolise l'histoire des trois chasseurs nigérians qui partirent à la recherche de gibier dans les forêts de ce qui n'était pas encore une ville à l'époque de la création de Porto-Novo et qui tombèrent sur un monstre serpent à neuf têtes.

La colonisation par les français puis par les brésiliens a également laissé des traces. La mosquée centrale, construite à l'image de l'église de Bahia au Brésil dans un style afro-brésilien surprend par son genre imposant et unique en Afrique de l'Ouest. La maison du patrimoine, construite en 1912 dans le même style afro-brésilien abrite aujourd'hui la direction de la Mairie de Porto-Novo chargée de la protection et de la mise en valeur du patrimoine architectural et culturel. Le palais d'été du roi Toffa 1er est à l'image de l'histoire architecturale de la colonisation français dans cette région, de même que le palais des gouverneurs du Dahomey et les services administratifs environnants. La place Bayol dominée par l'imposante statue du roi Toffa 1er est souvent le point de départ des circuits touristiques proposés par l'office du Tourisme situé en plein centre de la place.

La croisée des différentes religions qui coexistent au sein de la ville se retrouve à travers les différentes mosquées bâties au cours des siècles, à travers l'imposante Cathédrale Notre Dame de l'Immaculée conception qui était la première église catholique de Porto-Novo, à travers l'Eglise Cité de Grâce, première mission méthodiste du Bénin et à travers l'Adjinahonto, vie religieuse qui se caractérise majoritairement par la cohabitation des religions traditionnelles.

La vie quotidienne et la culture contemporaine peuvent être observées par le marché central. Ce marché donne l'occasion de se familiariser avec le quotidien de la population, on y trouve quasiment de tout. La collectivité des Forgerons Dakpogan permet de visiter des ateliers de forge pour comprendre la place de ces artisans dans la vie quotidienne de la population. La cité des artistes quant à elle expose en son sein des ?uvres des grands artistes béninois contemporains. Enfin le Jardin des plantes et de la Nature (JPN) est un lieu de détente qui permet d'aller à la rencontre d'arbres centenaires, de plantes médicinales et des espèces aromatiques et condimentaires de la région.

Si vous souhaitez organiser une visite de la ville, nous vous conseillons vivement de passer par l'office du tourisme. Vous bénéficierez en effet de circuits organisés par des guides de confiance et assermentés. Il existe en effet un grand nombre de « faux guides » qui risquent de vous induire en erreur dans l'histoire et les circuits proposés. L'office de tourisme est situé en plein centre de la place Bayol. Il est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h et le samedi de 10h à 14h , Tel. 0029 97 49 38 00 ? demandez la chef guide Bérénice pour des circuits de la ville ou des enviorns sur mesure.

Très bonne visite !

Florence Bourreau (www.lepetitjournal.com/cotonou) vendredi 8 juillet 2016.

Source: dépliant de l'office de tourisme de Porto-Novo

lepetitjournal.com cotonou
Publié le 27 octobre 2016, mis à jour le 27 octobre 2016
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