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Face aux menaces de Donald Trump, la France ouvre un consulat au Groenland

La France ouvrira un consulat au Groenland le 6 février 2026, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Un « signal politique » clair adressé à Washington, alors que Donald Trump continue de multiplier les menaces à l'encontre de l’île arctique.

Paysage du GroenlandPaysage du Groenland
La France ne compte que six expatriés au Groenland. Crédit : Rob Oo via Flickr. CC BY 4.0.
Écrit par Sherilyn Soekatma
Publié le 15 janvier 2026

 

La France ouvrira un consulat au Groenland le 6 février 2026, a annoncé mercredi 14 janvier le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Un signal de soutien fort à l’égard du Danemark, alors que Donald Trump étudie « activement » un achat du Groenland.

 

Trump étudie "activement" un achat du Groenland, affirme la Maison Blanche

 

La décision d’ouvrir un consulat au Groenland avait été prise l’été dernier, lorsque le président Emmanuel Macron s’y était rendu, a rappelé le ministre français des Affaires étrangères. « Je m’y suis rendu pour ma part à la fin du mois d’août pour préfigurer ce consulat qui sera installé le 6 février », a-t-il ajouté. « C’est un signal politique qui s’associe à une volonté d’être plus présent au Groenland, y compris dans le domaine scientifique. »

 

« Le Groenland ne veut ni être possédé, ni être gouverné »

Jean-Noël Barrot a profité de cette annonce pour rappeler que le Groenland n’était pas à vendre : « Le Groenland ne veut ni être possédé, ni être gouverné, nié, ni être intégré par les États-Unis. Le Groenland a fait le choix du Danemark, le choix de l'Otan et le choix de l'Union », a-t-il martelé. « S’il s’agit de s’en emparer autrement qu'en achetant le Groenland, bien évidemment, ça paraît évidemment très incongru parce que pour un membre de l’Otan, cette alliance de sécurité qui, depuis presque 80 ans, associe l’Amérique du Nord avec l’Europe, s’en prendre à un autre membre de l’Otan, ça n’aurait aucun sens, ce serait contraire même aux intérêts des États-Unis. » Avant d’ajouter : « Ce chantage doit naturellement cesser. »

 

Mais pourquoi Donald Trump s'intéresse-t-il autant au Groenland ?

 

Ces propos interviennent alors que les responsables groenlandais, danois et américains se sont rencontrés mercredi 15 janvier à Eisenhower, à côté de la Maison Blanche. Un entretien bref qui laisse le Danemark et les États-Unis en « désaccord fondamental » : « Nous n’avons pas réussi à faire changer la position américaine », a précisé le ministre danois Lars Løkke Rasmussen. Toutefois, le Danemark a dit vouloir « travailler en étroite collaboration avec les États-Unis, mais cela doit, bien sûr, être une coopération respectueuse ».

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