Édition internationale

CLICHES MAROCAINS - Les Babouches

Écrit par Parler Darija
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 21 août 2013

 

Le Petit Journal.com de Casablanca vous propose, avec la participation d'Ingrid PULLAR, photographe professionnelle et casaouie depuis plus de vingt ans, une série de photos sur les objets qui représentent le mieux le Maroc.
Clichés au sens propre comme au sens figuré, à regarder sans modération.


La babouche au Maroc se dit "belgha" et diffère d'une région à une autre par ses motifs et par sa forme, à bout pointu pour les Arabes et à bout carré ou rond pour les Berbères.

La couleur des babouches portées par les hommes est souvent jaune ou blanche, celles des femmes sont de couleurs différentes. En pays berbère, les babouches sont brodées de motifs géométriques, ornés de sequins ou de fines perles. Elles peuvent aussi présenter une large semelle et des contreforts montants jusqu'à mi-jambe pour se protéger les pieds en hiver.

Traditionnellement fabriquées en cuir de chèvre ou de mouton, elles étaient autrefois la chaussure de tous les jours par excellence. Aujourd'hui, même si elle est beaucoup moins portée, elle est toujours indispensable pour la parure des grandes occasions comme la célébration des mariages. Lors des fêtes religieuses, le port du costume traditionnel est obligatoire et à la djellaba s'ajoutent les indispensables babouches.

La babouche marocaine, l'un des symboles les plus célèbres de l'artisanat du Royaume, fait partie des objets les plus prisés des touristes en visite au Maroc. Le gouvernement, pour la protéger, a adopté des normes de qualité destinées à protéger les babouchiers marocains.

Poésie des babouches:

 Il était un petit Pied Noir,
 Qui logeait dans une babouche
 Tous deux faisaient plaisir à voir
 Marchant du matin jusqu'au soir
 La babouche autour du Pied Noir
 Et le Pied Noir dans la babouche.
 La babouche un jour dit "Pourquoi
 Traîner ce Pied Noir avec moi ?
 Marcher ensemble quel calvaire !"
 Il est lourd... moi je suis légère
 S'il voulait libérer les lieux
 Seule je marcherais mieux.
 Dès lors la babouche travaille
 Pour blesser le Pied, le tenaille,
 Le comprime, fait tant d'efforts
 Que le Pied noir ayant un cor
 Et prenant brusquement la mouche
 Se retire de la babouche.
 Le Pied Noir, lui s'est replié
 Bien sûr dans ses petits souliers
 Mais il a poursuivi sa route
 Et la plus étonnée sans doute
 Fût la babouche qui n'a pas compris, mais vu
 Que sans Pied Noir, elle ne marche plus.

Lorraine Pincemail (lepetitjournal.com/casablanca) Mardi 20 août 2013 (Rediffusion)

Ingrid Pullar, photographe professionnelle, parle suédois, anglais, français et arabe dialectal.
Sécialiste en photos industrielles, d'hôtels, riads, produits et portraits artistiques et fantaisie.
tél: +212 661196164
ingridcasa@gmail.com
www.ingridpullar.com

parler darija
Publié le 19 août 2013, mis à jour le 21 août 2013
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