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Elise Maciol : "Notre musique est comme une tour de Babel"

Par Cécile Chênerie | Publié le 22/02/2021 à 17:24 | Mis à jour le 22/02/2021 à 17:24
Elise Maciol Les Manivelles

Elise Maciol et Mariano Alarcon Sturla ont créé il y a deux ans le groupe de musique Les Manivelles. Ensemble, ils explorent la musique dans toute sa diversité et créent un univers riche et métissé. Rencontre avec Elise, chanteuse, saxophoniste et membre de ce duo musical unique. Elise est finaliste du Trophée Ancien(ne) élève des Lycées Français du monde, parrainé par l'AEFE, des Trophées des Français de l’étranger.

 

Pourriez-vous vous présenter rapidement ?

Bonjour, je m’appelle Elise Maciol et je fais partie du duo de musique Les Manivelles avec mon compagnon Mariano Alarcon Sturla. Je vis depuis 3 ans dans la province de Buenos Aires. Si je suis venue en Argentine, c’est parce que j’y ai été attirée par la présence de mon âme sœur ! Aujourd’hui, nous vivons ensemble et nous avons un duo depuis 2 ans. D’origine, je suis française et j’ai déménagé au Canada à l’âge de 17 ans. Aujourd’hui, je suis traductrice en plus d’être chanteuse et saxophoniste. Et nous avons aussi une petite chatte qui s’appelle Kirikú, elle est vraiment adorable (rires).

Comment définiriez-vous votre univers musical/créatif ?

Musicalement, je m’identifie beaucoup à mon duo, nous sommes fusionnels et avons un univers créatif très lié à ça. Notre musique est une croisée des chemins entre plusieurs cultures, plusieurs langues, plusieurs sociétés, plusieurs genres… Nous créons des ponts entre toutes ces choses qui font partie de nos gènes et de notre métissage. Notre musique est une sorte de tejido entre la chanson française et la chacareraavec des jeux de mots et d’expressions. On apprécie aussi beaucoup tout ce qui est lié à la pataphysique, au surréalisme et à toutes ces techniques de création. Nous écrivons des chansons qui parlent de rêves ou de choses de tous les jours, avec des jeux sur les sonorités en relation avec l’apprentissage d’une langue et la manière dont il modifie notre manière de parler. Notre musique est un peu comme une tour de Babel. On a toute une partie de textes oniriques et surréels, mais aussi d’autres sujets plus terre à terre, comme une ode à notre matelas (rires). On recycle tout ce que l’on peut, que ce soient les matériaux tangibles ou créatifs : on réutilise, remodèle, découpe et note tout sur des petits papiers, pour y piocher de temps en temps de l’inspiration.

En termes plus strictement musicaux, nous avons des influences folkloriques d’Amérique du Sud, et plus particulièrement d’Argentine et du Brésil (chacarera, cumbia, bossa nova)… Nous avons aussi un pied sur le continent européen (et ailleurs aussi !), avec par exemple des influences de pop anglaise (on aime beaucoup Queen et The Beatles), mais aussi de chanson française. Nous avons tous les deux une formation classique, donc on aime intégrer cette éducation-là dans la trame de nos chansons et dans notre manière de jouer. Un bon exemple de cette caractéristique se trouve dans un morceau qu’on a composé en collaboration avec Kid Loco (artiste électronique français) : « Which Side of the Crevice Am I On ? »

Pourquoi avoir choisi l’Argentine pour mener cette carrière artistique ?

Ce n’est pas vraiment un lieu que j’ai choisi, mais plutôt un moment. J’ai toujours beaucoup voyagé et là, j’ai décidé d’entreprendre une autre sorte de voyage, plus fusionnel. Ce moment est arrivé pendant que j’étais en Argentine. Je suis restée parce que j’ai eu envie d’approfondir mes relations avec ce pays, sa culture et sa langue. Je voudrais en apprendre plus sur comment était la vie avant, sur leurs origines et sur l’origine de leurs musiques, ce genre de choses.

 

Quels sont vos projets pour la suite ?

Là, nous rentrons de vacances, donc l’année commence tout juste pour nous ! Nous avons plusieurs projets en cours, notamment de continuer à publier des vidéoclips sur Youtube pour ajouter du matériel visuel à nos chansons. Pour continuer dans la lancée de notre 1er album, nous avons aussi déjà composé 5 ou 6 chansons. Pour les shows, il faut voir comment la situation évolue, mais on compte donner à la fois des shows présentiels et online. En ce qui concerne les shows présentiels, nous avons déjà deux dates de prévues : le dimanche 28 février à 18h au club de golf San Andres, et le 11 avril au bar El Queztal. On prépare aussi une tournée et une production d’album au Québec cet hiver !

Un mot de la fin ?

Venez nous voir le 28 février, et suivez-nous sur Instagram, où on poste toutes les informations concernant nos sorties et les évènements à venir. C’est aussi un moyen de suivre nos concerts en ligne ! Pandémie ou pas, il nous tient à cœur de produire du contenu online sous forme de vidéos Youtube ou de livestreams, car nous avons des racines sur  les continents européen et nord-américain, et que l'on aimerait garder contact avec ces cultures.

cecile chenerie

Cécile Chênerie

Après des études de lettres, de philosophie puis de mode, Cécile décide de découvrir de nouveaux horizons et se lance dans un tour d’Amérique latine. Séduite par l’Argentine, elle décide de s’y établir pour un temps.
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