Édition internationale

COMMUNAUTE - "L'Argentine n'est pas un eldorado"

Écrit par Lepetitjournal Buenos Aires
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Alors que ce soir la chambre de commerce franco-argentine organise son open bar (voir pense-bête), Le Petit Journal a rencontré Nicolas Leleu, le chargé d'affaires de l'institution

Le Petit Journal : Avec la croissance économique affichée par l'Argentine, sentez-vous un regain d'intérêt des investisseurs français pour le pays ?
Nicolas Leleu : "C'est vrai qu'avec un taux de croissance de 8 à 9% par an, l'économie argentine semble à nouveau florissante. Depuis un an (NDRL : la prise de fonction de Nicolas Leleu a eu lieu en octobre 2006), les demandes de renseignements sur le pays me semblent plus importantes. Néanmoins, l'Argentine n'est pas encore un pays qui rassure tout à fait : le risque d'impayés reste élevé selon la Coface (société de recouvrement de créances) et les investisseurs s'interrogent aussi sur les risques inflationnistes qui pèsent sur le pays."

Qui a une chance de réussir en Argentine ?
 "C'est très difficile à évaluer. Récemment, le groupe Schneider Electric a renforcé sa présence en Argentine tandis que le groupe Lesaffre a installé une usine dans le pays. Des électrons libres réussissent également à percer comme Vincent Chevalier qui dirige l'agence de voyages Equinoxe ou encore Jean-Edouard de Rochebouët directeur de Cave Extrême (production de vin mousseux) et, par ailleurs, président de notre chambre de commerce. L'Argentine n'est pas un eldorado mais il existe, comme ailleurs, une chance de réussir."

Les entreprise Argentines portent-elles un intérêt particulier pour la France ?
"Oui, avec le taux de change actuel, les sociétés argentines pensent pouvoir pénétrer facilement le marché français. C'est le cas d'une société de thé argentine qui nous a récemment contacté ou du fabricant de cuir Raffaello. Plus étonnante, la demande des associés d'une enseigne de restauration sur l'opportunité de développer une franchise en France. Mais, devant l'afflux de produits bon marché, un taux de change favorable n'est pas suffisant pour s'imposer en France : il faut un produit qui apporte une véritable différence."

Quelle est la place de l'Argentine entre le Brésil et le Chili ?
"Notre volume d'affaires est le même qu'au Chili, pays plus petit mais à la croissance plus stable. Le Brésil, avec ses 120 millions d'habitants, est un phare mais ce n'est pas pour cela qu'une société doit forcément y être. Elle doit trouver un marché adapté à son environnement."
Propos recueillis par Caroline BEHAGUE. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mardi 9 octobre 2007

lepetitjournal.com Buenos Aires
Publié le 9 octobre 2007, mis à jour le 13 novembre 2012
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