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Une tonne de filets de pêches récupéré dans l’archipel de Myeik

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 02/12/2019 à 22:00 | Mis à jour le 02/12/2019 à 22:00
filets Myanmar Ocean Project en Birmanie

L’archipel de Myeik est un de ces lieux paradisiaques dont la Birmanie fourmille et qui ne sont pas toujours faciles d’accès ou, comme dans le cas de Myeik, sont des parcs naturels protégés. Une protection toutefois souvent théorique, faute de moyens et faute d’une information correcte à destination des populations locales. C’est là que des organisations comme Myanmar Ocean Project prennent tout leur sens : palier aux manquements des autorités tout en collaborant avec elles, effectuer une partie des tâches qui normalement incombent à l’administration du parc mais que celle-ci est pour l’instant incapable de réaliser car elle n’a ni les équipes, ni le savoir-faire pour cela. Et l’une des tâches les plus techniques et complexes consiste à prévenir les ravages de techniques de pêches inappropriées et destructrices, et à nettoyer les fonds des filets déchirés ou abandonnés, qui tuent de nombreux mammifères marins et détruisent les récifs coralliens, deux composantes essentielles de l’écosystème local.

A ces fins, Myanmar Ocean Project a formé une équipe de plongeurs qui collecte ces déchets de filets sous la houlette de Ma Thandar Ko Gyi, la fondatrice de l’ONG. Et en octobre dernier, lors de sa dernière grande expédition, le nettoyage de 16 « spots » différents autour de l’île de Thayawthadangyi, l’équipe a récupéré 104 kilogrammes de filets, qui viennent s’ajouter à la bagatelle des 1014 kilogrammes déjà sortis des mers pendant les expéditions de février et de mars. Une autre grande sortie nettoyage est prévue en décembre.

A cette occupation de nettoyage s’ajoute des travaux de recherche – car l’archipel est peu et mal connu du point de vue de la biologie marine et de l’écosystème local – et une mission d’information et d’éducation des populations locales, qui vivent pour la plupart de la pêche et pour la préservation des ressources est une question vitale. L’un des partenaires de Myanmar Ocean Project, l’ONG Fauna and Flora International, pointe jusqu’où cette éducation est nécessaire : « Durant la saison des pluies, la construction d’une route a provoqué un glissement de terrain qui a détruit tout un récif corallien », explique un biologiste birman travaillant pour cette ONG. « Bien sûr que nous avons besoin de route et qu’il faut en construire. En revanche, cela devrait être fait dans les règles de l’art et en prenant soin de respecter les normes, y compris environnementales. Sans ces récifs et les poissons qu’ils hébergent et attirent, les habitants de l’archipel ne pourront pas survivre longtemps. Protéger les fonds marins, c’est aussi protéger des gens et leur mode de vie ».

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