Un prêtre français en mission en Birmanie

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 07/10/2019 à 22:00 | Mis à jour le 07/10/2019 à 22:00
Photo : Bruno Delorme en 2018.
Bruno Delorme pretre en BIrmanie

Il devrait arriver aujourd’hui à Yangon. Bruno Delorme, ordonné prêtre des Missions étrangères de Paris voilà à peine 3 mois, arrive en Birmanie pour y passer le restant de ses jours si tout va bien. C’est l’aboutissement d’une vocation depuis l’adolescence et d’un parcours entamé voilà six ans lorsqu’il a intégré la société des Missions étrangères de Paris. Le missionnaire passera ses trois premières années à Yangon, où il apprendra les rudiments du birman et probablement d’autres langues ethniques et se familiarisera avec le pays, ses cultures, sa population et son contexte. Une fois cet apprentissage réussi, il rejoindra la paroisse qui lui sera attribuée conjointement par la Conférence des évêques de Birmanie et la société des Missions étrangères de Paris, probablement dans une des zones périphériques du pays, dans une de ces régions ethniques où se trouvent surtout les catholiques.

Avant de devenir prêtre, Bruno Delorme a suivi des études de commerce à Lyon et a passé plusieurs années à l’étranger (Allemagne, Chine, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Philippines, Suisse) avant d’entrer au séminaire de Saint-Sulpice. Il sera seulement le quatrième prêtre missionnaire envoyé en Birmanie ces dernières années.

La Birmanie compte environ 500 000 catholiques – environ 1 % de la population – presque tous appartenant à des minorités ethniques. Cette religion est entrée dans le pays par des marchands portugais, au 16ème siècle, et après avoir connu une certaine extension, elle a périclité, face au Bouddhisme bien sûr, ultra majoritaire, mais aussi devant l’Islam et les confessions protestantes, beaucoup plus dynamiques et proches des besoins des populations. Comme l’expliquait un prêtre birman en 2017, lors de la venue du Pape en Birmanie, « nous, catholiques, dépensons pour les célébrations mais pas suffisamment pour les œuvres caritatives. Or, nos jeunes viennent de la campagne et beaucoup sont des travailleurs migrants dans le besoin ».

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