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Un concours pour faire participer les pauvres à l’économie

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 16/10/2019 à 22:00 | Mis à jour le 16/10/2019 à 22:00
concours economie inclusive en Birmanie 2019

« Faire bénéficier les plus pauvres du développement économique »… La ritournelle s’entend aujourd’hui dans la bouche de tous les dirigeants, politique ou économique, mais dans la réalité, nous en sommes encore loin. Alors l’organisation non-gouvernementale DaNa Facility, subventionnée par le Royaume-Uni, et la Myanmar Young Entrepreneurs Association (MYEA) ont décidé de lancer un concours afin de passer des paroles aux actes. L’initiative se nomme « l’Inclusive Business Challenge » (Concours des Entreprises Inclusives, en français) et elle a pour finalité de promouvoir la notion d’entreprenariat inclusif à Yangon.

Entreprenariat inclusif, késako ? Par définition, une « entreprise inclusive » inclut, implique de façon rentable les plus pauvres dans sa pratique commerciale, de façon à créer des retombées profitables aux communautés à faible revenu, et ce de façon durable. Cela peut inclure l'emploi direct de personnes pauvres, le développement ciblé de fournisseurs et de fournisseurs de services issus de communautés défavorisées, la fourniture de biens et services abordables destinés à ces personnes pauvres…

Le concours DaNa/MYEA vise donc à mettre en avant les compagnies qui développent des modèles économiques évolutifs et innovants, avec un impact social positif. L’initiative est soutenue par le Groupe de Pilotage pour l’Entreprenariat Inclusif/Investissement Responsable, une structure mi-publique mi-privée lancée en avril dernier pour soutenir des pratiques entrepreneuriales similaires.

Selon la DaNa Facility, le commerce inclusif est un concept relativement nouveau en Birmanie et bien qu’il y existe un nombre croissant d’entreprises sociales ou faisant preuve de responsabilité sociale, le concept de faire participer les plus pauvres à l’activité maîtresse de l’entreprise reste émergent et confidentiel. Pour la Direction de l’investissement et des entreprises (Directorate of Investment and Company Administration, DICA), qui a publié un rapport sur le sujet, convaincre les entreprises qu’être inclusif ne veut pas dire avoir des activités nécessairement philanthropiques représente l’un des principaux défis pour la Birmanie.

Pourtant, rappelle U Aung Naing Oo, secrétaire permanent du ministère de l'Investissement et des Relations économiques extérieures, « les entreprises inclusives génèrent des gains triples : pour les pauvres, pour les entreprises et pour le gouvernement. Elles contribuent au programme du gouvernement visant à réduire la pauvreté, à édifier une économie plus solidaire et à atteindre les objectifs du développement durable ».

Le concours est ouvert à toutes les entreprises privées en Birmanie jusqu'au 25 octobre. Les résultats seront annoncés lors du sommet annuel de l'entrepreneuriat organisé par MYEA le 16 novembre prochain.

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