Telenor a vendu sa filiale de Birmanie

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 08/07/2021 à 22:00 | Mis à jour le 08/07/2021 à 22:00
Photo : Adieu, Telenor !
Telenor vente M1Group Birmanie

Cela était craint par les défenseurs de la liberté d’expression et réclamé par ceux – essentiellement des organisations dont les militants vivent en dehors de Birmanie - qui veulent que les grandes entreprises internationales quittent ce pays : le groupe de télécommunications norvégien Telenor, le numéro 2 de la téléphonie mobile en Birmanie avec plus de 18 millions d’abonnés, a annoncé hier la vente, pour un peu plus de 80 millions d’euros, de sa filiale dans ce pays à la holding libanaise M1 Group. Environ la moitié de cet argent a été versé à l’achat et le reste sera payé par annuités sur les cinq années à venir. Un tel montant correspondant peu ou prou à une valorisation de la filiale autour de 500 millions d’euros.

 

Selon le PDG de l’entreprise, « la situation dans le pays s’est beaucoup dégradée au cours des derniers mois et il est devenu de plus en plus difficile pour Telenor d’assurer la sécurité des personnes tout en se conformant à la réglementation ». De fait, même avant le coup de force militaire du 1er février, selon l’agence d’information Ann, les autorités birmanes insistaient auprès des « fournisseurs de services de télécommunications et d'Internet pour qu’ils installent des logiciels espions d'interception afin que l'armée puisse écouter les communications ». Après le 1er février, les militaires sont passés de l’insistance à l’exigence. Et pour faire encore plus pression, « les cadres supérieurs étrangers des principales entreprises de télécommunications de Birmanie ont été informés par l'armée au pouvoir qu'ils ne devaient pas quitter le pays sans autorisation », toujours d'après Ann.

 

Sans doute la goutte qui a fait déborder le vase pour l’entreprise norvégienne, qui s’est retrouvée dans un dilemme éthique cornélien… et qui perdait aussi de l’argent depuis plusieurs mois avec les coupures de services qui lui étaient imposées. Comme l’a expliqué son PDG, « nous avons pesé toutes les options et nous pensons qu'une vente de l'entreprise est la meilleure solution possible dans cette situation ».

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