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Pas de passe-droit pour les militaires sur les appels d’offre

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 25/08/2019 à 17:24 | Mis à jour le 25/08/2019 à 17:29
Appel d'offre en Birmanie

Le 21 août dernier devant le parlement, le vice-ministre de l’Electricité et de l’Energie a dû rappeler que les règles de réponse aux appels d’offres gouvernementaux s’appliquées de la même manière à tous, y compris à la Myanmar Economic Holdings Limited (MEHL), qui représente les intérêts des militaires birmans – retraités ou en activité. L’entreprise Alpha Power a en effet remporté un appel d’offre émis en 2017 auquel six entreprises avaient répondu. Seuls Alpha Power et MEHL répondaient exactement au cahier des charges mais la prestation d’Alpha Power coûtait 8,1 milliards de Kyats (environ 4,75 millions d’euros) contre 13,4 milliards (environ 7,9 millions d’euros). Le vice-ministre a donc expliqué que la loi et l’intérêt commun imposait de choisir le mieux-disant pour une même prestation, avec le sous-entendu clair que cela devait se faire même si le résultat était contraire à l’intérêt de MEHL, donc des militaires. Et histoire d’enfoncer le clou, le vice-ministre a ajouté que pour certains appels d’offre, il avait fallu exclure des candidats pendant le processus de sélection « à cause de leurs pratiques professionnelles et commerciales peu ragoûtantes, de leurs tentatives répétées de manipuler le processus de réponse et de leur recours à des personnalités influentes pour faire pencher la balance dans leur sens ». Le vice-ministre n’a bien sûr pas donné de noms mais chacun dans le monde de l’entreprise en Birmanie en aura quelques-uns sur le bout de la langue…

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