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Feu vert pour de nouveaux produits d’assurance en Birmanie

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 12/12/2019 à 22:00 | Mis à jour le 12/12/2019 à 22:00
Le marché des assurances s’ouvre enfin aux investisseurs étrangers en Birmanie

L’ouverture du marché de l’assurance en Birmanie se fait très, très progressivement, voire lentement diront certains, avec toujours cette valse-hésitation typique des réformes économiques du gouvernement actuel, soucieux à la fois de libéraliser afin d’attirer l’argent et le savoir-faire extérieur au pays, et de maintenir un fort protectionnisme pour protéger des entreprises locales peu compétitives, ainsi que des intérêts particuliers.

Le processus de libéralisation du secteur de l’assurance a fait ses premiers pas en 2013 et depuis il se poursuit petites étapes par petites étapes. Aujourd’hui, l’entreprise d’état Myanma Insurance, 11 compagnies d’assurance-vie et huit compagnies d’assurances générales offrent déjà certaines polices au grand public. Et le ministère de la Planification et des Finances vient donc de confirmer leurs licences, qui n’étaient que provisoires jusqu’ici, à cinq grandes sociétés internationales du secteur, à savoir la britannique Prudential, la japonaise Dai-ichi Life, l’hongkongaise AIA, l’étasunienne Chubb et la canadienne Manulife. A leurs côtés, six joint-ventures se sont également vus attribuer des permis définitifs d’opérer, trois pour des produits généraux et trois pour des assurances-vie. Parmi ces joint-ventures, on retrouve bien sur les traditionnels conglomérats birmans que sont CB, Capital, Aya ou KBZ. Le ministère estime qu’ainsi « le public aura le choix parmi divers offres et produits qui couvriront la plupart de ses besoins ». Parmi ces nouveaux produits, des assurances technologiques ou pour pouvoir voyager, par exemple.

A peine quelques jours après cette ouverture, le géant de Hong-Kong AIA a rendu public un accord avec AYA et Max Myanmar, qui dépend de la holding AFG, pour commercialiser des assurances prévoyances, de santé et de « bien être » aux clients et partenaires de AFG. Ce type de partenariat est le premier du genre en Birmanie, mais devrait être rapidement suivi de plusieurs similaires au vu du marché.

Il leur restera à dépasser la réticence des Birmans à s’assurer, par manque de confiance dans le retour réel qu’ils recevront en cas de dommages. Une suspicion vieille comme l’assurance… et alimentée en Birmanie par les – souvent mauvais pour l’instant – retours d’expérience des rares utilisateurs. Construire, établir, entretenir la confiance dans le concept d’assurance constitue désormais le défi majeur du secteur s’il veut s’étendre au-delà de la classe moyenne ayant vécu à l’étranger et comprenant le principe inhérent à cette activité.

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