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VOLONTARIAT INTERNATIONAL EN ENTREPRISE – Les VIE au Myanmar

Par Lepetitjournal Birmanie | Publié le 23/11/2016 à 23:00 | Mis à jour le 23/11/2016 à 12:41

Le VIE est une opportunité pour les jeunes Français souhaitant avoir une expérience professionnelle à l'étranger, car oui, le VIE est un contrat de travail rémunéré, ce n'est pas un stage !

Mais qu'est ce qu'un VIE ?
À l'origine, le VIE (Volontariat International en Entreprise) était une alternative au service militaire et avait pour but de développer l'image de la France à l'étranger. Aujourd'hui c'est une opportunité pour les entreprises françaises qui s'établissent hors du territoire d'embaucher des jeunes talents (de 18 à 28 ans), à moindre coût.  

La durée du contrat VIE varie entre 6 et 24 mois, la rémunération est fixe et calculée en fonction de paramètres bien précis (localisation géographique, stabilité du pays, taux de change?). C'est donc à la fois une bonne opportunité pour les entreprises qui développent leur activité hors de la France d'employer un jeune diplômé avec le soutien de l'Etat ; Et une opportunité pour les jeunes français souhaitant avoir une expérience professionnelle à l'étranger, car oui, le VIE est un contrat de travail rémunéré, ce n'est pas un stage !

Les VIE au Myanmar
7 VIE sont en poste au Myanmar aujourd'hui, et c'est Sarah qui s'occupe de leur supervision sur place.

Elle est au Myanmar depuis près de 4 ans et travaille pour Business France (ex Ubi France), un opérateur public national mis en place comme support pour les entreprises qui souhaitent se développer à l'étranger. Elle les accueille et s'assure que la prise de poste de chacun se passe dans de bonnes conditions, elle est aussi l'interlocutrice principale sur place entre les entreprises et les VIE, car le contrat VIE est un contrat avec l'Etat et non directement établi entre le jeune recruté et l'entreprise. Depuis son arrivée à Yangon, elle a accueilli 14 VIE  et a réussi à créer une petite communauté de VIE au Myanmar car ils se connaissent tous. Sarah s'assure de les réunir à chaque nouvelle arrivée, c'est une atmosphère "familiale" que ces derniers ont l'air de bien apprécier? 

Parmi eux, Anthony 26 ans qui est arrivé il y a cinq mois au Myanmar, il est "Ingénieur HSE" chez Total, pour une durée de deux ans. C'est après avoir fait son stage de fin d'études et en continuant à travailler 6 mois au sein de Total France, qu'il a eu l'opportunité de venir en tant que VIE ici, à Yangon.
Ou encore Josselin 24 ans, arrivé il y a presque deux ans, VIE chez InVivo NSA comme "Business Developer". Après avoir effectué un stage dans cette même société lors de sa deuxième année à l'Ecole Supérieure d'Agriculture, il a repris contact avec eux une fois diplômé, et c'est grâce à cela qu'il a décroché ce contrat VIE sur Yangon.
Enfin Aurélie, arrivée il y a 3 mois, et après 2 ans au sein de la société CMA-CGM, qui est ici pour une durée de 2 ans en tant que "Owner Representative", elle est en mission pour développer la CMA-CGM au Myanmar.

Selon eux il est plus facile de prétendre à un poste en tant que VIE après une première expérience au sein de la société. En effet, les missions confiées sont souvent des missions impliquant un réel challenge et une prise de responsabilité, il est donc compréhensible que les entreprises préfèrent envoyer des personnes déjà formées, et de confiance. Cependant il n'est pas impossible de trouver un poste en tant que VIE sans être déjà employé, cela dépend de la politique RH de chaque entreprise.

Tous les trois sont ravis de l'expérience procurée par le VIE, et sont d'accord pour dire que c'est un bon tremplin pour lancer sa carrière à l'international. C'est aussi une expérience riche qui permet de développer une autonomie et une prise d'initiative plus rapidement que dans un contexte de poste en entreprise, en France.

Les structures dans lesquelles arrivent les VIE sont souvent de petites entités, implantées stratégiquement en fonction des opportunités de business. Naturellement s'installe donc une prise d'initiative et une polyvalence dans les missions, comme en témoigne Aurélie et Josselin, car en plus de leurs missions initiales, ils apportent leur "French Touch" aux habitudes de travail locales.

Et après ?
Tout dépend du besoin de l'entreprise et de sa volonté de passer de contrat VIE à un contrat "normal", mais cela débouche souvent sur une embauche. Environ 70% des VIE en poste au Myanmar sont ensuite employés par leur entreprise sur place : c'est le cas par exemple pour Artelia, Suez Environnement et Limagrain.
Lea Paoli (www.lepetitjournal.com/Birmanie) Jeudi 24 Novembre 2016

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