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Dr. Air Bear mesure la qualité de l’air à Yangon

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 15/01/2020 à 19:00 | Mis à jour le 15/01/2020 à 19:21
Photo : Le groupe Dr. Air Bear de militants en faveur de la qualité de l'air à Yangon
le groupe Dr. Air Bear de militants en faveur de la qualité de l'air à Yangon

C’est un petit groupe de 6 étudiants de l’université américaine de Yangon qui en a eu l’idée en 2018 : développer un outil mobile de mesure de la qualité de l’air dans leur ville. En septembre de cette année-là, le groupe Air Quality Yangon était né. Depuis, ces six jeunes, et d’autres qui se joints à eux, se sont attelés à des activités d’informations et de prise de conscience d’une part, et au développement d’un robot capable de mesurer l’état de l’air que les habitants de Yangon respirent, d’autre part. Ce robot porte le nom de Dr. Air Bear (Bear en anglais = Ours en français) car il a la forme d’un ours, cet animal ayant été choisi comme symbole par le groupe, qui milite souvent accompagné d’une mascotte représentant un ours blanc.

Le nouveau robot porte tous les capteurs nécessaires à la mesure des grands indicateurs de pollution de l’air dans une ville, à savoir le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d’azote (NO2), l’ozone (O3) et les particules fines (PM10, MP2,5), et les sous-indicateurs qui leurs sont liés ; par exemple, le niveau de dioxyde d’azote dans l’air est un indicateur des taux de présence des différents oxydes d’azote.

Une fois leur robot opérationnel, les jeunes scientifiques ont décidé de prendre avec lui le train circulaire de la ville et de procéder à des mesures de la qualité de l’air. En fait, ils ont consacré tout leur mois de décembre à ces mesures, et ils rendent maintenant publics leurs résultats. Vous toussez tout le temps ? Pas étonnant, les mesures qui reviennent le plus souvent sont le rouge – pour air dangereux – qui règne le matin, et le orange – air dangereux pour les personnes fragiles (enfants, vieillards, malades…) – l’après-midi. Malheureusement, en décembre dernier les niveaux jaunes – air correct – et surtout vert – air de bonne qualité – n’ont jamais été atteints.

Myat Phu Pwint Kyaw, l’une des membres fondatrices du groupe, explique que ce qui les a mené à l’action est d’avoir réalisé que « jusque-là il n’existait aucunes données fiables sur la qualité de l’air à Yangon et donc rien de tangible pour susciter une prise de conscience des habitants. C’est pour cela que nous avons commencé nos activités ».

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