70% des récifs coralliens de Birmanie seraient en danger

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 07/10/2019 à 22:00 | Mis à jour le 07/10/2019 à 22:00
recifs coralliens en Birmanie

Les récifs coralliens de Birmanie sont en grand danger : c’est le diagnostic sur lequel s’accordent tant les experts locaux qu’internationaux. Les données valides et incontestables manquent, faute d’un recensement conduit de manière systématique et scientifique sur des durées suffisantes, mais la disparition rapide des coraux du littoral birman ne fait aucun doute. C’est juste l’ampleur de la catastrophe – car c’en est indubitablement une – qui prête à discussion. Et les spécialistes avancent le chiffre de 70% des récifs coralliens altérés, en danger ou détruits. Outre le changement climatique et l’acidification des mers qui en résulte, les principales causes de ce déclin    accéléré sont les méthodes de pêche à la dynamite ou avec des filets à mailles serrées qui s’accrochent aux coraux et les détruisent. Le prélèvement de coraux pour la vente constitue un troisième facteur important de dégradation. Tout cela est absolument hors-la-loi, mais celle-ci n’est guère appliquée dans les zones maritimes, tant parce que les garde-côtes n’ont pas vraiment les moyens de protéger efficacement les quelque 2 800 kilomètres littoraux du pays que parce que la corruption et le laissez-faire président souvent dans ce secteur de la préservation des espaces marins, avec finalement très peu de personnes conscientes des limites à respecter et des conséquences de la destruction de ces biotopes. La mer, c’est grand, pense-t-on, « et ce ne sont pas quelques morceaux de coraux ou un filet qui vont changer quelque chose… »

Pourtant les observations actuelles indiquent bien une dégradation rapide des coraux. Or, ces organismes symbiotiques sont absolument nécessaires à la vie car c’est là que prospèrent l’essentiel des espèces végétales et animales de la zone néritique. En gros, moins de coraux, moins de poissons, moins de pêcheurs et moins de nourriture. Les organisations de protection de la nature comme Fauna & Flora International ou la Wildlife Conservation Society réclament donc que soient menées des études scientifiques de documentation, de cartographie et de mesures des coraux et des zones littorales de Birmanie qui pourront ensuite servir d’outils à des politiques de préservation efficaces. Pour l’instant, peu est connu sur cette question. La Direction des forêts estime à environ 1900 kilomètres carrés la superficie occupée par les récifs coralliens birmans, surtout le long de la côte de l’Arakan et de celle du Tanintharyi.

L’archipel des Mergui forme le joyau de cet univers corallien, et pour l’instant il est à peu près protégé, notamment autour du Moscos Kyun Wildlife Sanctuary. Le gouvernement birman essaie actuellement de faire classer au patrimoine de l’humanité par l’Unesco cet archipel d’environ 800 îles.

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