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107 décès officiels dus à la dengue depuis le 1er janvier

Par Rédaction lepetitjournal.com Birmanie | Publié le 17/10/2019 à 22:00 | Mis à jour le 18/10/2019 à 08:49
Photo : Le moustique est le vecteur de la dengue
Moustique dengue Birmanie

Début octobre, la direction de la Santé du ministère de la Santé et des Sports a rendu public ses chiffres sur les conséquences de la dengue cette année en Birmanie. L’institution a enregistre 18 320 cas de dengue diagnostiqués et soignés, que ce soit dans des hôpitaux ou des dispensaires, dont 107 qui ont abouti au décès du patient. Sans surprise, les zones les plus touchées de la Birmanie sont celles où se trouvent soit de grands cours d’eaux, soit des deltas, puisque les moustiques sont le vecteur de la dengue. Du coup, le plus grand nombre de cas a été enregistré au Kachin, dans l’Arakan, à Yangon, dans la région de l’Ayeyarwady et à Mandalay. La direction de la Santé note deux faits inquiétants : auparavant, la mortalité due à la dengue concernait avant tout les enfants en bas âge ou les vieux, populations les plus fragiles ; cette année, on retrouve des décès dans toutes les catégories d’âge. En outre, les fortes poussées de la maladie étaient observées durant la saison des pluies ; cette année, le nombre de cas reconnus s’étalent sur les 9 mois sans éruption majeure. Le ministère n’a pas voulu commenter particulièrement ces observations.

Il est important de noter toutefois que si ces chiffres sont officiels, ils n’en sont pour autant pas très fiables et que les cas de dengue sont certainement beaucoup plus nombreux que les 18 320 malades annoncés. En effet, dans un pays au trois-quarts rural et dont les infrastructures et les transports sont encore peu et mal développés, bien des personnes atteintes ne consultent jamais un médecin ou un soignant ; la plupart des médecins birmans fondent encore leur diagnostic sur la clinique et pas sur le biologique, ce qui dans le cas de la dengue est une forte source d’erreur ; le recours aux analyses biologiques est parcimonieux, les matériels d’analyse souvent désuets et les protocoles suivis avec une rigueur pas toujours satisfaisante ; enfin, héritières d’une tradition du secret et de la paranoïa qui a régné durant les décennies de dictatures, les administrations birmanes – et tout particulièrement celles liées à la santé - publient souvent des chiffres tronqués ou erronés, de manière étonnante y compris lorsque ces chiffres leur sont favorables.

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