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LANCEMENT - 4ème édition des Trophées francophones du cinéma au Liban

Par Hélène Boyé | Publié le 29/09/2016 à 13:46 | Mis à jour le 28/01/2019 à 14:32
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La 4ème édition des Trophées Francophones du Cinéma aura lieu au Liban du 18 novembre au 3 décembre prochain.

L'annonce a été faite lors d'une conférence de presse qui s'est tenue mercredi à Beyrouth en présence de la secrétaire Générale de la Francophonie à l'OIF Michaelle Jean, du ministre libanais de la Culture Raymond Araygi, de l'ambassadeur de France au Liban Emmanuel Bonne, du président de l'ATFCiné Abderrahmane Sissako et de Tarek Chehab, directeur général adjoint de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), l'un des principaux mécènes de l'événement.

« Venir pour moi au Liban était un rêve » a déclaré M. Sissako, le premier à prendre la parole, estimant qu'il est un privilège pour Beyrouth d' « être la 4e ville parmi 80 pays francophones à accueillir la Francophonie, c'est un choix qui a du sens ». Il a ajouté que, pour lui, « les Trophées francophones, ce sont des femmes et des hommes qui partagent une vision ». Il souligne qu'il s'agit en quelque sorte d'un « événement ?cuménique » car « dans les thématiques choisies et les films présentés, il y a une représentation très forte de toutes les religions ».

 

 Michaelle Jean, secrétaire Générale de la Francophonie à l'OIF - Photo: Chady Souaid

 

De son côté, Mme Jean a déclaré que « les Trophées francophones du cinéma sont une pleine reconnaissance du mérite, du dépassement, de l'énergie créatrice (?) c'est une fête ». Pour les artisans du métier, c'est « une opportunité d'échange » parce que « la francophonie est un espace d'expérience où nous mêlons toutes nos histoires, tous nos parcours, nos façons de voir, nos façons de ressentir, de dire et de raconter le monde, de dire l'humain mais aussi l'inhumain, de dire l'humanité dans tous ses soubresauts pour mieux comprendre, mieux saisir et dès lors pour mieux agir ensemble », estimant que « l'espace francophone, avec ses 80 pays, offre en cela une extrême diversité de regards ».

Mme Jean a aussi souligné qu'aux Trophées du cinéma, « tous les genres cinématographiques ont droit de cité (..) notamment la comédie » donnant pour exemple le film libanais « Very big shot » de Mir-Jean Bou Chaaya ainsi que le film congolais « Jean de Dieu » de Sélé Mpoko. Le secrétaire générale a conclu son intervention en déclarant que le fait que « tous ces films puissent être vus au Liban, c'est pour moi un symbole aussi très fort. S'il y a un pays qui sait ce que veut dire le mot diversité, c'est bien le Liban. S'il y a un pays capable de parler à la planète entière d'ouverture au monde, c'est également le Liban. S'il y a un pays qui peut exprimer aussi à beaucoup d'autres ce qu'est la francophonie, les valeurs qui nous définissent, cet humanisme intégral que nous défendons, c'est bien le Liban ».

 


Emmanuel Bonne, ambassadeur de France au Liban - Photo: Chady Souaid

 

M. Bonne a, lui, salué « un événement qui nous rassemble », se disant « ravi (?) de témoigner de la vitalité et de la pertinence de la création franco-libanaise et francophone ». « Notre riche amitié, notre riche héritage culturel francophone nous porte vers l'avant et nous permet d'être ambitieux et visionnaire, et de continuer à développer ensemble, non seulement une vision, mais aussi de porter des messages communs. Ces messages, nous les portons en français, nous les portons au travers du cinéma. Le cinéma, au Liban, est une affaire sérieuse. C'est une affaire qui a un public, des réalisateurs, ses mécènes et ses supporters » à travers la Fondation Liban Cinéma notamment. « Si nous voulons utiliser le cinéma dans notre amitié franco-libanaise, dans notre culture francophone, c'est aussi pour une raison simple : Le cinéma fait rêver en général et, compte tenu de l'actualité dans la région et de toute la pression qui s'exerce sur ce pays qui a beaucoup de talents, le cinéma nous fait rêver plus fort » (..) « Il est donc légitime (?) que les Trophées francophones pour leur 4eme édition puissent être remis le 3 décembre à Beyrouth (?) Il est important que des événements du niveau et de cette qualité continuent d'avoir lieu dans ce pays », a-t-il ajouté.

M. Arayji a décrit les Trophées francophones du cinéma comme « un événement cinématographique majeur », ajoutant que « le Liban s'est pleinement engagé dans la Francophonie parce qu'il partage avec conviction les valeurs humanistes que celle-ci véhicule ».

A cette occasion a été dévoilée la liste officielle des nominations 2016 et le programme de cette 4e édition.

Les 50 nominations sont réparties sur 25 longs métrages (dont 6 documentaires) et 5 courts métrages représentant 17 pays : Algérie, Arménie, Belgique, Canada (Québec), Congo, Côte d'Ivoire, France, Gabon, Guinée, Liban, Luxembourg, Maroc, Roumanie, Sénégal, Suisse, Tunisie et Vietnam., Des nominations qui confirment la diversité de la production de films en provenance de tous les horizons de la Francophonie, et dans lesquelles les artistes féminines occupent une place de choix.

Une émission spéciale autour de ces nominations sera diffusée durant toute cette semaine sur l'ensemble des réseaux de TV5Monde.

Tous ces films finalistes seront projetés au cinéma Montaigne de l'Institut Français de Beyrouth du 18 novembre au 1erdécembre 2016 (programmation à suivre).

Plusieurs événements associés viendront ponctuer la manifestation : conférence « une vie de cinéma », leçon de cinéma « du rêve d'un film à sa projection sur grand écran », journée professionnelle sur la coproduction francophone, concours et appel à projet, etc. (lieux et horaires à confirmer).

La Cérémonie de remise des Trophées aura lieu le samedi 3 décembre 2016 à Beyrouth, au Casino du Liban. Cette soirée sera diffusée sur l'ensemble du réseau de TV5Monde et de la chaîne de télévision libanaise LBC.

Plus de détails sur cette 4e édition sur notre site internet www.trophees-francophones.org et sur les réseaux sociaux de l'ATFCiné.

Hélène Boyé, directrice de la publication de LPJ Beyrouth

Hélène Boyé

Co-fondatrice et directrice de publication LPJ Beyrouth. Expatriée depuis plus de 17 ans au Liban, atteinte de « libanolose », mon seul désir, faire connaitre le Liban sous un autre regard.
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