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Don Juan… et les clowns à Beyrouth du 10 au 14 avril

Par Rédaction LPJ Beyrouth | Publié le 03/04/2019 à 11:43 | Mis à jour le 03/04/2019 à 11:55
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Du 10 au 14 avril débarque à Beyrouth, au théâtre Monnot, Dom Juan de Molière… en version clown !
Joué par la compagnie Miranda de Nice, la mise en scène est signée Irina Brook, fille du metteur en scène Peter Brook. Rencontre avec Thierry Surace directeur artistique de la compagnie Miranda.

 

Thierry Surace vous êtes auteur, metteur en scène, comédien et professeur d’art dramatique et directeur artistique de la compagnie Miranda depuis 1993. Racontez-nous votre parcours…
C'est simplement le parcours d'un passionné d'art, de lettres et d'humain.
Mais ma toute première passion a été l'écriture. J'écrivais tout le temps, partout, sur tout. Puis, j'ai voulu comprendre un peu plus le personnage, ne m'intéresser qu'à un petit bout de l'histoire. Car finalement nous humains, ne vivons réellement que la partie qui nous concerne, nous entoure, nous attire, nous caresse ou nous blesse jusqu'à parfois même nous traverser. Nous n'avons plus tout à fait conscience de la globalité de la vie.
Alors écrire ne devait pas signifier pour moi, dans cette logique, se sentir le "dieu" global qu'est l'auteur maîtrisant tout, mais au contraire, ressentir l'unité fragile de l'humain qui, ajoutée aux autres unités humaines, composent l'ensemble.
Alors j'ai fait du théâtre, pour n'être qu'un seul humain d'une histoire écrite. J'apprenais à comprendre le personnage qui était emporté par son destin.
Puis j'ai été piégé par le théâtre. Grisé, j'ai suivi des cours, partout, en boulimique. Dans chaque ville, chaque pays, j'apprenais. Puis je me suis senti attiré par la mise en scène, la direction d'acteur... la gestion des acteurs au sein d'une troupe... le tout en poursuivant mes études de lettres.
Voilà comment je finissais par aimer et vivre de chaque domaine qui touchait au théâtre.

 

Vous avez une approche du texte à la fois littéraire et théâtrale. Est-ce que cette approche vous impose vos choix de pièces ?
Nous avons le luxe du choix du hasard.

Dans une troupe quelqu'un rencontre un texte, croise une envie. Et si l'envie touche ou motive une partie du groupe, le projet nait.
Parfois et c'est le cas du "Dom Juan et les clowns", c'est la rencontre avec un metteur en scène qui lui-même a choisi un texte, un style de jeu. Nous n'avons alors qu'à nous abandonner...

 

Vous venez au Liban pour la première fois avec Dom Juan… et les clowns d’après Molière une mise en scène d’Irina Brook d’après le travail de Mario Gonzalez. Comment s’est passée la naissance de ce spectacle ?
Comme dit précédemment, le travail de Mario me plaît depuis des années. Je voulais qu'il vienne former la compagnie au masque  et au mouvement de chœur. La rencontre fut un coup de foudre. Nous avons enchaîné sur la première version du Dom Juan. Puis Irina Book a vu la pièce elle-même et l'a aimée au point de vouloir la "remonter à sa façon".

Nous avons suivi ses envies. Cette dernière version était née.
Vous l'aurez compris, ce Dom Juan est juste une histoire d'amours !

 

Que représente pour vous ce Dom Juan ? Est-il encore d’actualité ?
Ce Dom Juan est d'abord un éclat de rire, un plaisir à offrir comme un souffle de joie. Mais le texte possède dans sa composition même, toutes les allusions à une époque ancienne qui trouvent encore des liens forts avec l'actualité : tuer ou brimer au nom d'une religion... Se poser des questions sur l'hypocrisie d'un monde, dans lequel nous suivons des règles peut être arbitraires, imposées par une morale de religion ou de société.

Et oui, c'est encore bien d'actualité, aujourd'hui.

 

Le Liban… vous l’avez probablement d’abord découvert par les médias. Quelle idée vous vous en faites ? que pensez-vous y découvrir ?
Je viens vierge de toute idée. Curieux, avide de rencontres.

Bien sûr, je connais les frontières brutales (brutales en idée pour moi qui ne connais pas, réellement, ces pays), une zone du monde en tension depuis si longtemps...
Mais les montagnes, le cèdre, Byblos... me parlent bien davantage. Et sans doute ce dont les amis qui connaissent le Liban m'ont parlé : votre sens de la culture et de la joie de vivre.

 

Réservations : https://www.antoineticketing.com/index.php?event_id=7167

 

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Rédaction LPJ Beyrouth

L'édition de Beyrouth de Lepetitjournal.com, Le média des Français, des francophones et des francophiles dans le monde.
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