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CONSEILS DE LECTURE – Quels romans lire pour (re)découvrir le Liban ?

Par Sarah Delbos | Publié le 01/12/2017 à 10:07 | Mis à jour le 20/07/2017 à 18:32
lecture Liban Maalouf Majdalani Chalandon Najjar Muzelier

Le Liban a inspiré de nombreux écrivains. Nous vous proposons une liste de romans, incluant des auteurs libanais mais aussi français, pour découvrir ou redécouvrir l'histoire du pays et appréhender au mieux la société libanaise. 

 

Le quatrième mur (2013) de Sorj Chalandron

Sur fond de tragédie grecque, la journaliste et écrivain français nous emporte au c?ur de la guerre du Liban, au moment des massacres de Sabra et Chatila en 1982. Nommé prix Goncourt des lycéens en 2013, la plume de Chalandron décrit avec superbe et violence ce tragique conflit où se croisent et se déchirent les communautés du Liban.

« La tragédie, c'est gratuit. C'est sans espoir. Ce sale espoir qui gâche tout. Enfin, il n'y a plus rien à tenter. C'est pour les rois la tragédie. »

 

Les désorientés (2012) d'Amin Maalouf

Auteur franco-libanais exilé à Paris suite à la guerre civile, Amin Maalouf aborde pour la première fois le sujet de la guerre du Liban et du retour au pays sans jamais évoquer directement le nom du « Liban ». Entre incompréhensions et ranc?urs, Amin Maalouf nous livre l'histoire de ces « désorientés », une bande d'amis démantelée et désenchantée par la guerre.

« Le pays dont l'absence m'attriste et m'obsède, ce n'est pas celui que j'ai connu dans ma jeunesse, c'est celui dont j'ai rêvé, et qui n'a jamais pu voir le jour. »

 

Le Rocher de Tanios (1996) d'Amin Maalouf

Prix Goncourt de 1993, ce roman nous raconte l'histoire de Tanios, adolescent des montagnes libanaises. Inspiré d'une légende, ce roman décrit l'arrivée des Anglais dans un Liban à la fois catholique, féodal et communautaire.

« Le destin passe et repasse à travers nous, comme l'aiguille du cordonnier à travers le cuir qu'il façonne. »

 

Le roman de Beyrouth (2006) d'Alexandre Najjar

Dans une saga passionnante, l'auteur nous raconte l'histoire de Beyrouth à travers trois générations de Libanais.

« Occupée, déchirée, bombardée, mais toujours prête à se relever, telle est Beyrouth, perle de la Méditerranée au carrefour de tant d'influences. »

 

Une vie de pintade à Beyrouth (2009) de Muriel Rozelier

L'auteure et journaliste française installée au Liban nous décrit avec mordant toutes les contradictions de la société libanaise. Véritable guide pour vous permettre de l'appréhender, ce roman est vraiment instructif.

« Emancipées et pleines de tabous, féminines et militantes, superficielles et courageuses, les habitantes de Beyrouth sont pétries de contradictions. »

 

Les vies de papier (2016) de Rabih Alamedddine

Ce roman de l'auteur américain d'origine libanaise relate l'histoire d'une vielle Libanaise atypique prénommée Aaliyah. Témoin de l'évolution de la société libanaise, Aaliyah nous plonge à travers son récit sur sa vie dans un Beyrouth pluriel oscillant entre la guerre civile et aujourd'hui.

« Beyrouth est l'Elizabeth Taylor des villes : démente, magnifique, vulgaire, croulante, vieillissante et toujours en plein drame. »

 

Raconte-moi Beyrouth, La vigne et le lierre (2015) de Asma Abdelkarim

L'auteure d'origine tunisienne délivre un témoignage puissant sur son pays d'adoption, le Liban, et sa ville emblématique, Beyrouth. À travers une multitude de détails et une plume acérée, son ouvrage nous plonge dans la réalité du Liban et ses contradictions.

« Ici, au Liban, comme dans les pays arabes voisins, on éprouve une fierté et un plaisir à s'exprimer au quotidien dans une langue étrangère, celle de l'ancien colonisateur en l'occurrence »

 

Villa des femmes (2016) de Charif Majdalani

L'auteur libanais nous décrit dans ce roman la grandeur et le déclin des grandes familles du Liban des années 60 jusqu'au début de la guerre civile en 1975. Belle métaphore de l'histoire du Liban, cette saga familiale est brillamment écrite.

« Nous dansions sur un volcan, mais nul n'en avait cure, les affaires et l'opulence qui en découlait étaient les seules choses que l'on acceptait de regarder en face (?). »

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