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ALAIN MARSAUD : « Le Liban constitue un modèle multiculturel unique »

Par Lepetitjournal.com International | Publié le 09/05/2017 à 11:50 | Mis à jour le 08/09/2017 à 04:11

 

CHAPO

 

Quelle place a le Liban dans le combat en faveur de la francophonie?
J'aime prendre l'exemple du Liban où y sont représentées de nombreuses cultures notamment celle de la France, pays avec lequel les Libanais entretiennent des liens très forts. Nous devons nous inspirer de tous nos binationaux qui font de leurs connaissances de plusieurs cultures une véritable force. C'est, je pense, la voie que nous devons emprunter si nous voulons préserver la francophonie.

Le Liban constitue pour moi un modèle multiculturel unique. En effet, nulle part ailleurs vous trouverez une telle harmonie des différences. C'est ce multiculturalisme qui aujourd'hui doit inspirer les acteurs de la francophonie.

Quelles ont été vos actions concrètes sur ce plan ?
C'est également à travers le développement de partenariats notamment culturels et de jumelages que nous continuerons à développer la francophonie aussi bien au Liban que partout dans le monde.  Ce fut le cas notamment avec le jumelage du village d'Ehmej avec la ville de Ploemeur qu'a souhaité mettre en place ma suppléante.

Cette année, grâce à la réserve parlementaire, nous avons, avec ma suppléante Fabienne Blineau, soutenu plusieurs associations franco-libanaises comme la Société de bienfaisance, l'Association pour le Développement de l'Amitié Libano-Française (ADALF) ou encore l'association Beyrouth Accueil, qui contribuent chaque jour au développement de la francophonie et des valeurs de solidarité, d'entraide?

La France et le Liban ont des liens particuliers?
Nous devons nous détacher de notre passé, où nos ancêtres ont pu à certains moments imposer notre modèle, notre histoire, notre langue au lieu de la proposer et de la partager. Il faut aujourd'hui faire de la connaissance de notre langue et de notre culture, une valeur ajoutée et non une fin en soi.

Le développement de la francophonie va beaucoup plus loin que le simple apprentissage de notre langue. Je m'en suis aperçu notamment en participant aux commémorations organisées à Beyrouth à l'occasion du 75ème anniversaire de l'appel du 18 juin du général de Gaulle. Dans un film projeté pour l'occasion, Alexandre Najjar, auteur de « de Gaulle et le Liban », a rappelé l'intérêt du Général pour le Liban et du respect qu'il a pu exprimer au fil des ans à l'égard du peuple libanais. C'est comme cela que je vois aujourd'hui la francophonie. Il ne s'agit pas seulement d'une histoire de langue, il s'agit surtout du développement d'amitiés et de liens forts entre plusieurs nations.

Ces dernières années, le Liban a connu quelques difficultés et de nombreuses menaces venues de pays voisins. J'ai eu l'occasion d'affirmer à plusieurs reprises que notre histoire commune et notre amitié doivent inciter la France à protéger le Liban, son allié de toujours. C'est pour moi une manière de défendre la francophonie que de répondre présent dès qu'un pays ami le demande.  

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