Aurélie Pirillo (LR) : « Ma seule boussole, ce sont les Français de l’étranger ! »

Par Lepetitjournal Beyrouth | Publié le 22/05/2022 à 17:40 | Mis à jour le 24/05/2022 à 14:39
Aurélie Pirillo (LR) : « Ma seule boussole, ce sont les Français de l’étranger ! »

Dans la perspective des prochaines élections législatives (à partir du 27 mai en ligne, 5, 11 ou 12 et 18 ou 19 juin 2022 selon les lieux), lepetitjournal.com est allé à la rencontre des candidats dans chaque circonscription des Français de l’étranger.
Aurélie Pirillo, candidate à la 10ème circonscription pour les Républicains, a répondu à nos questions.


Pourquoi avez-vous souhaité vous présenter aux prochaines élections législatives ?

Ma candidature est une démarche qui vient consacrer plus de 10 ans d’engagements internationaux en faveur du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Ancienne chef de cabinet du député-maire du 16ème arrondissement de Paris et ancien ministre de Jacques Chirac, j’ai pendant une décennie travaillé et suivi les travaux de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Chef de cabinet puis élu de l’arrondissement le plus cosmopolite de Paris, le 16ème arrondissement, je travaille et côtoie depuis 10 ans binationaux, Français de l’étranger, ambassadeurs et consuls, services diplomatiques et associations d’amitié entre les peuples d’Afrique et du Moyen-Orient. J’ai accompagné des familles de Français de l’étranger dans leurs démarches, notamment pour scolariser les enfants.

J’ai organisé et participé à des déplacements parlementaires en Afrique et au Moyen-Orient qui ont permis de faire aboutir de nombreux partenariats et projets de coopération, de défense et de sécurité, de financer des écoles et centres médico-sociaux, d’aider des ONG, de débloquer des situations de tension et de dénouer des crises.  J’ai pu mener ces nombreux projets en m’appuyant sur les ministères, réseaux économiques, politiques, administratifs et diplomatiques mais aussi sur la mairie de Paris, où je suis élue, pour l’attribution de subventions et aides pour des écoles, universités, hôpitaux, des projets culturels ou artistiques auprès d’autres grandes villes, départements et régions françaises qui sont de grands contributeurs.

Dans mon parcours tourné vers l’Afrique et le Moyen-Orient, j’ai senti que le moment était venu de donner plus, de faire plus et de franchir le pas.

 

Comment voyez-vous le mandat de député ?

Ma campagne est placée sous le signe de la proximité. Contrairement à mes concurrents, j’ai rencontré beaucoup de Français lors de mes différents déplacements. Je suis, et serai tout au long de mon mandat, sur le terrain mais aussi en relation permanente et directe avec les élus consulaires qui aident quotidiennement les Français de l’étranger.

J’assisterai à toutes les réunions préparatoires de travail sur les projets de loi en commission et dans l’hémicycle pour défendre les intérêts des compatriotes. Je tiendrai des permanences numériques et serai accessible à tout moment pour les Français de la circonscription.

Ma candidature est la candidature de l’expérience. Mon projet, le fruit de notre proximité.

Je me battrai de toutes mes forces pour défendre les Français de l’étranger. Dans cette période plus que jamais troublée, je serai une députée d’expérience et de proximité, proche d’eux, qui connaît parfaitement les problématiques ainsi que les rouages parlementaires et ministériels. Je serai une députée libre, libre de dire non lorsque les intérêts des Français de l’étranger sont en jeu, libre de dire oui lorsque nous trouvons des solutions. Ma seule boussole, ce sont les Français de l’étranger !

Je m’engage pour eux, pour leur rendre tout ce qu’ils apportent à la France.


Quels sont, selon vous, les défis qui attendent les Français de votre circonscription ?

Redevenir des Français à part entière, et non plus des Français à part. Cette circonscription est à la fois le berceau de l’humanité et une zone d’influence française historique, ce qui oblige la France à une attention toute particulière auprès des Français y résidant.

Beaucoup de pays de la circonscription traversent des crises politiques, humanitaires, économiques et financières ou sanitaires mais ces pays sont aussi des terres de croissance, de création et de formidables opportunités. La France doit veiller à faire plus pour les Français de l’étranger, familles, retraités ou entreprises sur place. Ce qui n’a pas été suffisamment fait lors de la crise de Coronavirus notamment.

L’avenir du monde se déplace à l’est mais aussi au sud et la France doit soutenir les Français de l’étranger présents sur place en Afrique et au Moyen-Orient. Comme le disait Jacques Chirac, la mondialisation est un nouveau visage de l'aventure humaine. Les Français de l’étranger en sont les acteurs et les visages.

À la France de les placer au cœur de son présent et de son avenir pour réussir ensemble les défis de ce siècle.


Comment est organisée votre campagne et qui sont vos soutiens ?

Je travaille avec les élus consulaires qui accompagnent chaque jour les compatriotes sur le terrain mais aussi avec de nombreux référents dans chacun des 49 pays, des Français issus de la société civile, entrepreneurs, militants associatifs ou citoyens engagés. Je me déplace dans l’immense majorité des 49 pays de la circonscription, je suis la candidate de la proximité et du terrain afin de mettre mon expérience au service de tous les Français de l’étranger, au plus près de leurs préoccupations.


Quels sont les axes de travail que vous souhaitez mener à bien si vous êtes élu ?

L’éducation sera ma priorité, je me battrai pour augmenter les moyens humains, financiers et matériels des établissements français de l’étranger.

Je défendrai l'amélioration de Parcoursup pour que les élèves français en bac binational ou national du pays de résidence ne soient pas défavorisés dans leur choix d’orientation par rapport aux élèves de métropole.

La santé des Français de l'étranger est l'une de mes priorités. Je m’engagerai à faire évoluer la CFE en véritable caisse de sécurité sociale pour faire cesser la discrimination envers les Français de l'étranger.

Je lutterai également pour garantir un droit au crédit immobilier ainsi que pour l'effectivité du droit au compte et l'accès à l'ensemble des services bancaires pour chaque Français de l'étranger d'Afrique et du Moyen-Orient.

Je me battrai pour créer un statut de résidence d'attache, équivalent fiscal d'une résidence principale en France pour les compatriotes. J'alignerai la fiscalité de tous les Français dans le monde en supprimant la CSG/CRDS.

Je militerai activement pour renforcer l’aide et l’accompagnement aux entreprises françaises à l’étranger, notamment pour les PTE et PME. Enfin, je me battrai pour intégrer les EFE (entreprises locales créées et gérées par des Français de l’étranger) dans les différentes mesures d’aide et d’investissement de l’État français.

Telles seront mes priorités, mais il y a tant d’autres mesures à mettre en place. J’ai présenté aux Français de l’étranger 50 propositions qui leurs permettront d’améliorer leurs conditions de vie.

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Soutenons Philippe mer 01/06/2022 - 14:24

Lettre aux Français de l’étranger

 

Paris, le 20 mai 2022

 

Comme près de 2,5 millions Français, vous avez choisi de vous installer hors de France.

Mais, vous n’en restez pas moins Français, avec des devoirs et des droits.

 

Au premier rang de vos devoirs, celui de vous conformer aux lois du pays qui vous accueille.

En retour, le premier de vos droits est de bénéficier des principes universels de justice : l’interdiction de la détention arbitraire, la présomption d’innocence, l’équité d’un procès.

 

Et parce qu’expatrié, vous n’en restez pas moins Français, la France a le devoir de vous protéger lorsque ces principes ne sont pas respectés.

 

Philippe François est l’un de vous, un de ces 2,5 millions de Français de l’étranger.

 

Il s’expatrie à Madagascar en janvier 2020 après une brillante carrière d’officier et une reconversion réussie comme cadre en entreprise.

En juillet 2021, alors qu’il a décidé de rentrer en France pour rejoindre ses enfants, il est arrêté à l’aéroport et mis en détention pour atteinte à la sûreté de l’Etat et tentative d’assassinat du président Rajoelina.

Au cours du procès qui s’est ouvert le 6 décembre 2021, l'accusation se montre incapable de prouver la réalité d'un complot contre l'Etat malgache, et encore moins, l'implication de Philippe François. Pire encore, aux vices de procédures s’ajoutent l'absence de certains témoins, la non présentation de preuves à décharge et la manipulation voire la falsification de pièces.

 

Ses avocats forment aussitôt un pourvoi en cassation et à cette heure, la date du second procès n’est toujours pas pas connue.

Depuis le 21 juillet 2021, Philippe François est détenu à la maison de force de Tsiahafy, « l’enfer carcéral » selon Amnesty international.

 

Ses enfants et des amis proches de leur père, convaincus de l’innocence de Philippe François et scandalisés par le déroulé du procès, sollicitent depuis près de 6 mois la Présidence de la République, le Ministère des Affaires Etrangères et les représentants des Français à l’étranger pour agir et exiger une tenue rapide du procès en cassation. Sans résultat.

 

Constitués depuis en association, nous nous interrogeons sur la volonté du Ministère des Affaires Etrangères à remplir un de ces devoirs - protéger les Français de l’étranger -, et sur la capacité des représentants de ceux-ci à défendre leurs droits.

 

Et, au final, sur la valeur qu’ils vous accordent, à vous, Français de l’étranger mais non moins Français …

 

A l’heure de la nomination d’’un nouveau gouvernement et de l’élection de vos députés, posez-vous la question, posez-leur la question.

 

 

Association « Pour un retour de Philippe François »

soutenons-philippe.fr

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