Édition internationale

Rencontre avec Sydney Thouix Colin, fondateur du restaurant Mamá Brasa

À Barcelone, Mama Brasa réinvente la street food avec des recettes généreuses inspirées d’un héritage familial, 100 % fait maison et accessibles.

Un homme tient un plat dans ses mains dans une cuisineUn homme tient un plat dans ses mains dans une cuisine
Sydney Thioux Colin
Écrit par Eva Andrieux-Brullmann
Publié le 4 juin 2026

Inspiré par ses souvenirs d’enfance et l’héritage culinaire de sa grand-mère, le fondateur de Mamá Brasa a imaginé un concept de street food généreuse et authentique. L’enseigne mise sur des produits locaux, une cuisine entièrement faite maison et des recettes accessibles sans compromis sur la qualité.

 

Pouvez-vous présenter votre concept en quelques mots ? 

Notre concept, Mamá Brasa est directement inspiré de ma grand-mère, d’où le nom. L’idée, c’est de proposer une street food généreuse et authentique, avec des produits locaux et faits maison tout en restant abordables. On met un point d’honneur à la qualité : tout est fait maison, notamment nos frites servies avec une viande au choix. 

Notre plat phare est proposé à 14,90 €, pour rester accessible sans compromettre le goût.

Pour le moment, on fonctionne en dark kitchen, c’est-à-dire uniquement en livraison via des plateformes comme Uber Eats ou Glovo, sans salle de restauration. Mais je recherche activement un local pour pouvoir accueillir nos clients.

 

 

Pourquoi avoir choisi Barcelone pour votre activité ?

Ça fait deux ans et demi que je suis installé à Barcelone. Au-delà de mes origines espagnoles, j'ai choisi cette ville pour son incroyable énergie. Elle est à la fois dynamique sur le plan économique et vibrante sur le plan culturel, sans oublier sa situation géographique parfaite.

 

Est-ce votre première expérience entrepreneuriale et quels défis avez-vous rencontrés lors de la création ?

Il s'agit en effet de ma première entreprise. Avant, je n'avais connu que le salariat. J’avais notamment travaillé chez Decathlon et dans l'univers des start-ups, qui ont été des expériences très enrichissantes. 

Le premier défi avec ma nouvelle entreprise a été d'appréhender et de gérer une certaine précarité initiale, où chaque décision repose sur vos seules épaules et sans revenus fixes. Le second défi a été l'expatriation : s'implanter en Espagne implique de maîtriser un écosystème juridique totalement différent. Pour naviguer au mieux dans cette bureaucratie locale, savoir s'entourer des bonnes personnes a été indispensable.

 

Parmi toutes les activités commerciales, pourquoi choisir la restauration ?

C’est avant tout une histoire de passion. J’ai littéralement grandi dans une cuisine : ma grand-mère tenait un restaurant de viande braisée à Bordeaux. Ces souvenirs d'enfance ne m’ont jamais quitté. C’est cet héritage, et cette atmosphère, qui m'ont donné envie de me lancer, même si je savais pertinemment que rien ne serait facile dans ce secteur.

 

Comment l’ouverture s'est-elle déroulée ? 

L’ouverture s’est bien passée, mais elle a été particulièrement complexe. Il a fallu composer avec beaucoup d’aléas de dernière minute : les retards de livraison des fournisseurs, les problèmes pour ouvrir la grille du local, ou encore le matériel comme les friteuses qui tombent en panne au pire moment. Dans ces situations, le plus important est de savoir garder son sang-froid pour résoudre les problèmes un par un.

 

A quels enjeux devrez-vous faire face dans les prochains mois ?

Le principal défi va être de booster notre notoriété pour faire connaître le restaurant au maximum. En parallèle, il faudra aussi réussir à dénicher un local adapté pour pouvoir accueillir notre activité et poursuivre notre croissance.


 

Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.