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Consulaires 2026 : Baudouin de Marcellus, tête de liste, répond à nos questions

À l’occasion des élections consulaires du 31 mai 2026, Lepetitjournal.com donne la parole aux différentes têtes de liste de la circonscription. Baudouin de Marcellus, entrepreneur installé à Barcelone depuis plus de vingt-cinq ans et tête de liste « S’engager ensemble : Aragon, Baléares, Catalogne », revient sur son bilan, son engagement de terrain et ses priorités pour les Français établis en Espagne.

Baudouin de MarcellusBaudouin de Marcellus
@Baudouin de Marcellus, DR.
Écrit par Vincent GARNIER
Publié le 13 mai 2026

Baudouin de Marcellus, 53 ans, est entrepreneur et originaire de Bordeaux. Installé à Barcelone depuis 26 ans, il est conseiller des Français de l’étranger depuis 2021 et candidat aux élections consulaires de 2026.

 

Pourquoi avez-vous choisi de vous représenter à cette élection ?

Depuis toujours, je m'engage de façon concrète pour ma communauté. D'abord en représentant et en défendant les parents d'élèves de l'école de mes enfants à Barcelone, puis comme conseiller des Français de l'étranger depuis 2021.

J'ai la conviction que chacun doit pouvoir compter sur une représentation active et efficace. Me présenter à nouveau, c'est prolonger cet engagement de terrain, au plus près des Français de notre circonscription.

Mon objectif est clair : porter leur voix auprès de notre administration et défendre des avancées concrètes sur des sujets clés comme la simplification des démarches administratives, les retraites, ou encore le rayonnement de la France et de sa culture à l'étranger.

 

L'information et la communication jouent un rôle essentiel dans la relation entre les conseillers des Français de l'étranger et les citoyens. Que proposez-vous pour les renforcer ?

Le rôle des conseillers des Français de l'étranger est assez récent et pas assez mis en avant. Durant mon premier mandat, j'ai œuvré à établir un lien avec mes concitoyens et à les tenir informés grâce à ma newsletter trimestrielle ; je poursuivrai cette initiative au prochain mandat si ma réélection est confirmée.

J'envisage également d'intensifier ces relations en organisant davantage de permanences et de webinaires, afin de mieux expliquer les dispositifs existants et de simplifier les démarches administratives. Il est important d'être au service de nos concitoyens.

 

Plusieurs sujets préoccupent aujourd'hui les Français de l'étranger (services consulaires, éducation, mobilités professionnelles). Comment comptez-vous agir sur ces priorités si vous êtes élu(e) ?

Si je suis réélu, mon objectif sera de transformer ces priorités en actions concrètes. Il est facile de critiquer sans proposer de solutions ; c'est pourquoi je continuerai à travailler comme lors de mon premier mandat, en partenariat avec les parlementaires et l'Assemblée des Français de l'étranger sur ces questions.

Cette méthode a permis d'obtenir des résultats significatifs, notamment pour les démarches consulaires, la relation avec le consulat et les prises de rendez-vous. Au cours des cinq dernières années, des progrès majeurs ont été réalisés grâce à la dématérialisation ou au développement de France Consulaire.

 

Quelle valeur ajoutée spécifique votre liste apporterait-elle aux Français de l'étranger ?

Avec mes colistiers, nous vivons en Espagne ou à l'étranger depuis de nombreuses années, certains sont nés à l'étranger, d'autres ont connu plusieurs mobilités internationales, ont suivi leurs études dans les lycées français de l'étranger ou ont décidé d'entreprendre en Espagne.

Nous sommes également impliqués au niveau associatif, avec une des mes colistière, collaboratrice parlementaire, nous connaissons bien les dossiers et les problématiques de nos concitoyens et savons les résoudre.

Nos différentes expériences sont complémentaires et nous permettent de mieux représenter les Français de l'étranger et de trouver des solutions concrètes parce que nous vivons le même quotidien que nos concitoyens.

 

Face à ceux qui jugent la fonction de conseiller des Français de l'étranger peu influente, comment démontrer son utilité concrète ? Et sur quels critères devrait-on évaluer, à l'avenir, le bilan des élus sortants ?

Nous sommes des élus bénévoles et nous devons concilier notre fonction de conseiller avec notre vie professionnelle. Mais notre engagement sur le terrain, associé à notre connaissance approfondie du quotidien de nos concitoyens, constitue un avantage indéniable. Nous sommes le relais entre les Français et l'administration. Notre influence est réelle.

La qualité de notre mandat peut être mesurée par l'évolution des services consulaires, notre capacité à encourager l'inscription au registre des Français établis hors de France, ainsi que par notre disponibilité constante.

 

La participation électorale demeure faible aux élections consulaires. Comment la renforcer ?

Les élections consulaires manquent de visibilité dans les médias nationaux français et beaucoup de nos concitoyens n'en connaissent pas encore l'existence.

 Je soutiens l'idée de modifier leurs dates afin de les faire coïncider avec celles des élections municipales en France. Cela permettrait aux citoyens de mieux comprendre le lien entre notre rôle et celui d'un conseiller municipal, tout en favorisant une hausse de la participation électorale.

 

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