À l’occasion des élections consulaires du 31 mai 2026, Lepetitjournal.com donne la parole aux différentes têtes de liste de la circonscription. Renaud Le Berre, tête de liste « Agissons ensemble pour les Françaises et Français d’Espagne, pour l’écologie et la solidarité avec vos élues et élus de terrain », revient sur son bilan, ses priorités et sa vision d’un engagement de proximité au service des Français établis en Espagne.


Pourquoi avez-vous choisi de vous représenter à cette élection ?
Je me représente pour poursuivre mon engagement citoyen, achever et défendre des projets qui me sont chers mais aussi pour permettre la relève, La liste que je mène est composée de citoyennes et de citoyens qui représentent un renouveau et je serai fier de leur passer le témoin.
L’information et la communication jouent un rôle essentiel dans la relation entre les conseillers des Français de l’étranger et les citoyens. Que proposez-vous pour les renforcer ?
Rien ne remplace le terrain .En tant que conseiller des Français de l´étranger, nous devons continuer à accompagner nos compatriotes et nous faire connaître. Les réseaux numériques peuvent être un outil nécessaire mais ils ne sont pas les seuls. Nous devons faire participer davantage nos compatriotes à travers des conseils consulaires citoyens , les consulter davantage et aussi démontrer notre utilité. Nous devons être des relais encore plus efficaces.
Plusieurs sujets préoccupent aujourd’hui les Français de l’étranger (services consulaires, éducation, mobilités professionnelles). Comment comptez-vous agir sur ces priorités si vous êtes élu ?
Nous sommes souvent des lanceurs d'alerte. Cela fait des années malheureusement que nous dénonçons les coupes budgétaires qui impactent notre réseau d’enseignement, les familles boursières et nos compatriotes en situation précaire. Nous faisons remonter nos alertes à nos parlementaires et aux administrations centrales lors des sessions à l'assemblée des français de l´étranger à Paris.
Nous demandons un gel des augmentations des frais de scolarité et un moratoire sur la réforme du réseau d'enseignement français et nous exerçons des pressions sur la Mission laïque française( MLF) pour obtenir davantage de transparence pour la vente de ses établissements en Espagne.
Nous sommes par exemple parvenus à obtenir davantage de moyens humains au consulat de Barcelone pour traiter plus rapidement les demandes de titres d'identité et des avancées ont eu lieu en matière de fiscalité pour mieux accompagner les non-résidents dans leur déclaration d'impôts.
Nous avons aussi obtenu une meilleure inclusion des élèves à besoins éducatifs particuliers dans les établissements scolaires français, même s'il reste encore beaucoup à faire. Nous alertons aussi nos diplomates en Espagne pour agiliser la reconnaissance des diplômes pour permettre à nos compatriotes une meilleure mobilité professionnelle.
Nous continuerons à aider les associations dans leur demande de subvention STAFE.
Quelle valeur ajoutée spécifique votre liste apporterait-elle aux Français de l’étranger ?
Notre liste est composée de femmes et d'hommes qui sont à l'image des Françaises et des Français qui vivent dans notre circonscription. Ils seront nos relais sur notre territoire en particulier sur les îles Baléares et l'Aragon. Cette liste représente aussi l'entreprenariat, la jeunesse et les retraités. Elle montre le dynamisme et le potentiel de notre communauté engagée pour la défense de nos services publics et pour la création d'emploi.
Face à ceux qui jugent la fonction de conseiller des Français de l’étranger peu influente, comment démontrer son utilité concrète ? Et sur quels critères devrait-on évaluer, à l’avenir, le bilan des élus sortants ?
Mes propos précédents montrent bien l'utilité de mon engagement. Je peux rajouter que chaque année j'accompagne environ une centaine de personnes dans leur démarche fiscale, dans leur démarche administrative consulaire, pour l'obtention de bourses scolaires, pour leur retraite, pour leur recherche d'emploi et aussi pour leur installation dans notre circonscription. J'aide aussi les entrepreneurs en leur ouvrant mon réseau.
Nous devons donc être jugés pour notre travail bénévole au service de nos compatriotes et les électeurs jugeront de notre efficacité.
La participation électorale demeure faible aux élections consulaires. Comment la renforcer ?
Les Françaises et les Français qui votent sont ceux qui vivent le plus à proximité des emprises françaises (consulat, lycée, Instituts…). Ils sont aussi les plus engagés dans la communauté française. Le vote par internet permet d’avoir une participation proche du niveau des législatives.
Ce qui montre que nos compatriotes donnent une importance équivalente aux conseillères et aux conseillers par rapport aux député.e.s. Nous faisons tout pour attirer les jeunes, les personnes isolées, âgées et éloignées des consulats vers ces élections afin de leur montrer l’importance de ce scrutin.
Le ministère a fait aussi un effort assez remarquable pour faire la publicité de ce type d’élection. Nous tous, nous devons encore faire mieux faire connaître notre rôle et ainsi fomenter la participation. Il faut donc souligner l’importance du rôle des conseillers des Français de l’étranger pour que nos compatriotes puissent faire vivre leur pleine citoyenneté à l´étranger.
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