Édition internationale

PORTRAIT – Carme Chacón, future dirigeante du PSOE ?

Écrit par Lepetitjournal Barcelone
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Suite à la prise du pouvoir du PP et à l'écrasante défaite du PSOE aux élections générales de novembre dernier, le socialiste Zapatero, ancien chef du gouvernement espagnol, avait annoncé la tenue d'un congrès socialiste en février 2012

(Photo Creative Commons - Federación Socialista Asturiana)


A l'approche de la date butoir ? le 38e congrès devrait se tenir à Séville le premier weekend de février ? l'ancienne ministre de la Défense, Carme Chacón est au c?ur de tous les débats. Présentée comme favorite à la succession du poste de secrétaire général du PSOE contre Rubalcaba, elle prétend insuffler un nouvel élan au socialisme, le moderniser et le rendre plus démocratique. Au mois de décembre, quelques heures après l'investiture de Mariano Rajoy par le Congrès des députés, Carmen Chacón signait avec d'autres membres du PSOE (tels que Francisco Caamaño, Josep Borell ou encore Cristina Narbona) le manifeste "Mucho PSOE por hacer", qui vise à une plus grande ouverture du parti sur la société ainsi qu'à la définition d'une politique économique et fiscale de gauche.

Zapaterista convaincue
A 40 ans, Carme Chacón est membre du PSC (parti socialiste catalan) et du PSOE, le parti socialiste ouvrier espagnol. C'est à l'âge de 18 ans qu'elle a rejoint le mouvement des jeunes socialistes. En 1999, elle devient conseillère municipale d'Esplugues de Llobregat, une commune de la province de Barcelone. Un an plus tard, elle accède au poste de député de la province de Barcelone puis est désignée vice-présidente du Congrès des députés en 2004. Proche de José Luis Rodríguez Zapatero, l'ancien chef du gouvernement espagnol, elle est désignée comme ministre du Logement en 2007 et assure la même année, la mise en place d'une aide financière à la location pour les jeunes. Réélue au Congrès des députés en 2008 avec 46% des voix pour sa liste, elle change de portefeuille et devient alors la première femme à occuper le poste de ministre de la Défense. En 2011 déjà, elle est pressentie comme candidate à la succession de Zapatero mais renonce à se présenter aux primaires socialistes en soutenant Alfredo Perez Rubalcaba.

Un nouveau socialisme
Après l'avoir soutenu une première fois, Carme Chacón se présente cette fois-ci contre lui à la direction du PSOE. Tout comme son adversaire, Rubalcaba appelle à une plus grande ouverture du PSOE sur la société, notamment en prônant la tenue de primaires socialistes ouvertes pour désigner le candidat PSOE aux élections générales. Carme Chacón, étoile montante de la gauche espagnole, qui se définit comme une zapaterista convaincue, a été nourrie aux valeurs démocratiques. Ce qu'elle souhaite par-dessus tout étendre au PSOE en lui donnant une nouvelle dimension. En attendant les votes des militants lors du 38e congrès du PSOE, elle s'est présentée le 12 janvier aux sympathisants de Séville avec en point d'orgue, la critique de la politique de rigueur menée par le gouvernement Rajoy : "Les réponses aux problèmes ne sont pas celles d'un gouvernement conservateur comme le sien". Elle a également rendu hommage à José Luis Rodríguez Zapatero en rappelant qu'il a été "l'un des rares dirigeants qui a osé reconnaitre ses torts aux yeux de tous".

Mathilde MALNIS (lepetitjournal.com ? Espagne) jeudi 26 janvier 2012

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Publié le 27 janvier 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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