Jeudi 23 mai 2019
Barcelone
Barcelone
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

PIERRE OLIVIER BOUSQUET - "Défendre les Français, c'est notre mission"

Par Lepetitjournal Barcelone | Publié le 19/05/2014 à 22:00 | Mis à jour le 19/05/2014 à 20:46

Dimanche prochain aura lieu le scrutin pour les élections des conseillers consulaires. A l'occasion de la dernière semaine de campagne, la rédaction barcelonaise du Petitjournal.com est allée à la rencontre de Pierre-Olivier Bousquet, candidat pour l?"Union de la Droite et du Centre", une liste investie par l'UMP.

La rédaction vous rappelle que vous pouvez voter jusqu'à demain sur Internet à partir du portail du site du Ministère des Affaires Etrangères.

Pierre-olivier Bousquet (Photo DR), âgé de 36 ans, est expatrié en Espagne depuis 2008. Il se présente en tant que tête de liste pour l?union de la droite et du centre. Une candidature qui s'est faite dans la continuité, après avoir pris en charge durant ces 2 dernières années la présidence de l'UFE Catalogne,  association d'utilité publique. Rencontre avec la tête de liste UDC.

Lepetitjournal.com?: Quelles motivations ont été les vôtres afin de proposer votre candidature auprès des Français de l'étranger dans la circonscription Aragon, Baléares et Catalogne ?
Pierre-Olivier Bousquet : Avant tout, pour aider notre communauté. Je pense que le rôle du Conseiller consulaire est dans la droite ligne de l'action d'un représentant d'une association d'utilité publique comme l'Union des Français à l'Etranger, qui depuis 1927 travaille pour les Français. C'est l'UFE qui a obtenu les plus grandes avancées pour les Français à l'étranger, comme par exemple le droit de vote. "Utilité publique" n'est pas un vain mot : nous répondons présent pour défendre les Français. C'est également et surtout une dynamique de groupe : au sein de cette liste il y a 13 colistiers avec des parcours complémentaires et des compétences avérées. Notre candidature a un seul objectif : être utile à la communauté française.

Vous participez en tant que candidat à de nouvelles élections, les élections des Conseillers consulaires : comment imaginez-vous le rôle de ces conseillers ?
Le rôle des Conseillers consulaires est de faire le lien entre les Français et le Consulat Général de France à Barcelone. Le fait que nous soyons de grands électeurs va aussi nous permettre de faire remonter les problématiques locales au Parlement, où nous avons déjà mis en place des relais. Aujourd'hui, je suis président d'une association non partisane. Lors du processus de création de notre liste, l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP), représentée dans notre circonscription par Raphaël Chambat, nous a proposé d'investir notre liste, la considérant utile pour la communauté. C'est à partir de là, que j'ai accepté l'investiture de l'UMP parce que l'intérêt des Français est que nous ayons des relais qui nous permettent d'être encore plus forts et plus écoutés auprès du gouvernement.
Ecouter les problèmes des Français est un point essentiel, mais encore faut-il pouvoir proposer des solutions non seulement au Consul Général de France à Barcelone mais aussi et directement aux élus nationaux.
Les Conseillers consulaires sont là aussi pour aider les Français à s'installer, leur donner les conseils élémentaires, les diriger et les accompagner vers les organismes publiques ou privés susceptibles de leur proposer la meilleure solution. A l'UFE nous développons déjà des partenariats avec les institutions publiques et privées, françaises et espagnoles, comme par exemple la Mairie de Barcelone avec Barcelona Activa. Nous sommes là pour défendre les Français, c'est notre mission.

Votre liste a donc une sensibilité ?
Maintenant que nous sommes investis par l'UMP, oui. Nous rassemblons autour des valeurs du centre et de la droite. D'autre part, à l'UFE en Catalogne, nous avons des adhérents de toutes sensibilités, et donc pour les respecter, je tiens à dire que j'ai fait le choix de cette investiture à titre personnel. Aujourd'hui, ce qui est primordial, c'est de mettre au service de la communauté l'expérience acquise à l'UFE, avec la création d'un service emploi, la participation aux commissions de bourses ou l'assistance aux Français en difficulté.

Comment a été fondée cette liste ?
Cela s'est fait naturellement: nous avons tous en commun d'être déjà actifs dans la vie associative. Nous sommes représentatifs des Français résidant à l'étranger : âgés de 20 à 70 ans, nous partageons des valeurs humanistes et nous sommes présents sur le terrain dans toute la circonscription : à Barcelone bien sûr, ainsi qu'à Sant Cugat, Tarragone, Gérone, Saragosse et aux Baléares. Nous ne sommes donc pas centrés uniquement sur Barcelone. La valeur ajoutée de notre liste, c'est son ancrage local.

Que proposez-vous aux Français d'Aragon, des Baléares et de Catalogne ?
Cinq thèmes sont au c?ur de nos préoccupations : l'emploi, la scolarité, la retraite, la fiscalité, et les relations avec le Consulat.
Pour l'emploi, nous souhaitons mettre au profit de la communauté notre expérience acquise au travers de l'UFE Catalogne, pour l'étendre à l'ensemble de la circonscription. Concernant la scolarité, notre objectif est triple : maintenir l'excellence pédagogique, défendre un coût de scolarité accessible, aider et accompagner les familles qui en ont besoin pour permettre à leurs enfants d'accéder au système scolaire français et de les y maintenir.
Concernant la retraite, nous tenons à faciliter l'installation de nos aînés. Mais également leur offrir la possibilité de rester.  Il n'est pas acceptable d'être obligé de rentrer en France pour avoir une maison de retraite à un coût accessible. Concernant la fiscalité, nous nous battons contre la CSG-CRDS. Actuellement un Français non-résident qui loue ou qui vend un bien immobilier en France paye 15,5% de CSG-CRDS : nous souhaitons mettre un terme à cet impôt injuste qui finance une protection sociale dont nous ne bénéficions pas.
Dernier point, les relations avec le Consulat : nous proposons de développer l'usage du Consulat mobile en particulier pour le renouvellement du passeport, cela afin d'éviter aux Français vivant loin de Barcelone d'avoir à se déplacer jusqu'au Consulat Général à Barcelone. Nous souhaitons également assurer des permanences consulaires dans toutes la circonscription en nous appuyant sur le réseau déjà développé par l'UFE et par l'UMP. Nous pouvons aussi compter sur d'excellentes relations avec tous les Consuls honoraires.

Quels moyens devraient être les vôtres pour mettre en ?uvre ces propositions ?
Avec l'UFE, on a l'habitude de faire avec peu de moyens, à partir d'un système d'entraide, auquel nous souhaitons associer l'entreprise. Nous mettrons par exemple en place un système de bourses d'études supérieures financé par des entreprises.

Quelles sont les différences d'enjeux pour les Français de Barcelone, ceux d'Aragon et enfin ceux des Baléares ?
Mon expérience me dit que globalement les enjeux des Français sont les mêmes dans la circonscription, que ce soit les problématiques de scolarité, d'emploi, de formation, de fiscalité ou de retraite. Pour les Français de Saragosse, de Palma et d'Ibiza, il faut en outre prendre en compte la problématique de l'éloignement du Consulat Général. Pour autant, chaque cas est unique.

Que pensez-vous des modalités de vote pour ce scrutin ?
Je trouve que c'est une excellente initiative que de pouvoir voter par Internet, même si le système devrait  être amélioré, car cela permet à tous ceux qui sont loin des bureaux de vote de s'exprimer. Pour autant, je regrette qu'il n'y ait plus la possibilité de voter par correspondance, ce qui exclu les personnes qui n'ont pas accès à Internet et ne peuvent se déplacer, comme notamment nos aînés. Car même pour établir une procuration, il faut se rendre au consulat ou à une agence consulaire. Mais je considère surtout qu'il est important d'inciter les Français à s'exprimer, quelque soit la modalité choisie.

Quelle mobilisation espérez-vous pour ce scrutin ? Une estimation de résultats pour votre liste ?
La plus forte possible pour que l'on ait une écoute plus attentive des pouvoirs publics et pouvoir défendre avec efficacité les Français de Catalogne, d'Aragon et des Baléares ! Je ne suis pas médium, en tout cas j'espère mobiliser les Français qui sont pragmatiques et qui ont envie de faire bouger les choses.

Propos recueillis par Léa JOURDAN (www.lepetitjournal.com - Espagne) Lundi 19 mai 2014
Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite !
Suivez nous sur Facebook et sur Twitter

 

0 Commentaire (s)Réagir
Sur le même sujet