

Lepetitjournal.com : Comment pourriez-vous définir votre musique ?
DJ Need: Nous sommes un orchestre où tous les musiciens sont des DJ. On a composé un premier album en utilisant que la platine. Et la première étape de réinterprétation de cet album sur scène ne s'est faite qu'avec des platines. Ensuite, ça s'est enrichi avec des musiciens traditionnels.
LPJ : Quelles sont vos influences musicales ?
DJ Need : On vient du hip-hop, de la culture DJ. Mais chacun a des influences musicales plus larges, et on mélange un peu toutes ces influences. Après on est tous liés par la Black music: jazz, soul, funk... des genres qui sont finalement les influences du hip-hop.
DJ Pone : Attention, le hip-hop dont on parle est celui des années 1980-1990, pas ce qui se fait aujourd'hui. Pour ma part, je n'ai pas acheté un disque de rap depuis au moins trois ans ! Quand on parle du hip-hop qui nous a influencé, on veut parler de Beastie Boys ou Cypress Hill.
Need : On a été labélisé électro mais notre musique est hip-hop dans le sens où les créateurs du hip-hop étaient des DJ comme Grandmaster Flash, Africa Bambaataa qui jouaient de tout... du rock, de la salsa, du Reggae. Et je pense que ça représente bien le mélange de toutes nos influences. Moi j'ai écouté du punk-rock, du hard-core, du métal, du hard-rock, un peu comme Little Mike. DJ Pone, beaucoup de hip-hop. Crazy B est davantage tourné vers la Black music. Les influences sont multiples.
LPJ : Comment est né le groupe ?
DJ Pone : On avait un groupe de DJ plus nombreux à l'époque des compétitions. Et puis, après les compétitions, après 2002, il ne restait que nous quatre, par affinité. Ca s'est fait assez naturellement en fait.
LPJ : Depuis 2002 vous ne faites plus de compétitions. Pourquoi ?
DJ Need : On a fait le tour un peu de tout ce qu'on avait à faire dans ce milieu-là. C'était une étape importante et très formatrice mais on est passé à autre chose. Et puis on a aussi gagné le titre après lequel on courait : le championnat du monde des MC, qui est un peu la plus prestigieuse des compétitions. Et ça faisait un moment qu'on se disait qu'il était temps de faire quelque chose en studio. Little Mike : Surtout, on s'épanouit bien plus en faisant des concerts et en composant de la musique.
LPJ : Avez-vous déjà joué en Espagne ? Quelles impressions avez-vous du public espagnol ? DJ Pone: Oui. Cette année, on a joué à Séville, à Madrid et au Rachdingue, sur la Costa Brava. Mais, la première fois qu'on a joué en Espagne, c'était au Sonar l'année dernière. C'était terrible !
LPJ : Quels sont vos projets de concerts ? Un prochain album ?
DJ Pone : On se concentre surtout sur le prochain album qui devrait sortir en avril 2008, si tout va bien.
Propos recueillis par Julien MALASSIGNÉ. (www.lepetitjournal.com - Barcelone) jeudi 12 juillet 2007







