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ESCAPADE - Promenons-nous dans les bois de Can Ginebreda

Écrit par Lepetitjournal Barcelone
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018
Tout près du lac de Banyoles, une forêt enchantée contient plein de sculptures très coquines. Il s'agit de l'?uvre et de l'antre de Xicu Cabanyes, un artiste autodidacte qui n'a pas froid aux yeux

Xicu Cabanyes àCan Ginebreda (Photo: Nelson Souto, www.nelsonsouto.com)

Le lac de Banyoles, ce n'est pas la peine de le présenter trop longtemps. Déclaré "parage pittoresque"dès 1951, c'est un refuge homologuépar les amateurs de pique-nique sous les arbres inclinés dont les branches déposent de chastes baisers àla surface de l'eau. Les sportifs en font presque tout le tour àpied ou àvélo pendant que les visiteurs motorisés font un saut jusqu'àl'église romane de Santa Maria de Porqueres qui date du XIIe siècle. Les artistes installent leur chevalet devant les anciennes cabanes de pêcheurs qui ont cédéleur place aux spectateurs de courses d'aviron. Un tout petit bout de rive a étéréservée aux nageurs qui abandonnent leurs vêtements dans l'herbe et se baignent dans un paysage qui aurait pu inspiréun tableau àRenoir. Et pourtant, l'artiste bagnolais le plus impressionnant n'est pas un impressionniste mais un bon vivant qui s'appelle Xicu Cabanyes. Pour aller du lac àCan Ginebreda, la forêt de sculptures inventée par Xicu Cabanyes, il faut prendre la GE 524, direction Mieres. Au kilomètre 25 et demi, se trouve, sur la gauche, un chemin goudronnéqui conduit àun véritable musée en plein air. La route découvre des ?uvres contemporaines qui se confondent plus ou moins avec la forêt : ce sont des cadeaux faits par les artistes que Xicu Cabanyes a invitéàexposer àCan Ginebreda depuis son inauguration, en 1972. L'accès final se fait àpied. Il n`y a jamais personne àl'entrée, mais la porte tournante n'est pas vraiment fermée. En guise de mot de passe, quelques monnaies dans la serrure font l'affaire de 9h du matin à9h du soir.
Le paradis terrestre d'Eros
Il y a plus de 30 ans que Xicu Cabanyes a achetéce morceau de montagne couvert de pins et de chênes pour en faire un atelier àciel ouvert. Dispersées sur un domaine ombragéde six hectares, des ?uvres sensuelles s'offrent aux regards indiscrets des visiteurs amusés. Vous verrez défiler les ventres épanouis des femmes enceintes, des mères surprises pendant l'effort de l'accouchement, une verge gigantesque avec un n?ud au milieu et une tête de mort au bout du pénis, une fausse croupe humaine empalée sur un vrai tronc d'arbre, et un mural tapisséde fesses moulées àmême le corps des amis de l'artiste. Tout en haut de ce joyeux itinéraire, un quatuor sculptéaux quatre coins d'un lit géant symbolise les grandes étapes de la vie: la naissance, le sommeil, le plaisir, la mort. Avec un peu de chance, le sculpteur sera dans son atelier. Il adore parler de son travail et jongler verbalement avec les tabous. N'hésitez pas àle déranger pour jouir de ce personnage haut en couleurs qui a crééun espace paradisiaque pour une ?uvre voluptueuse.
Isabelle BARBOT. (LPJ) 16 mai 2006
Passe-partout électronique : www.canginebreda.com .
Juste avant d'arriver àCan Ginebreda, sur votre droite, vous verrez un restaurant apparemment anodin qui sert de temps en temps de lieu de rencontre entre sculpteurs, peintres, poètes et visionnaires en tout genres
Tel. : 972 57 49 62
lepetitjournal.com barcelone espagne
Publié le 17 mai 2006, mis à jour le 9 janvier 2018
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