En visite cette semaine à Bangkok le Premier ministre chinois n'a pas manqué de réitérer l'intérêt de son pays pour les futures liaisons ferroviaires à grande vitesse programmées en Thaïlande. Wen Jiabao espère que transparence et équité seront au rendez-vous des appels d'offres à venir dont les modalités n'ont pas encore été définies par les autorités thaïlandaises. La Chine se sait en concurrence avec le Japon pour l'attribution de ces grands chantiers. Les deux pays ont déjà effectué des études techniques notamment sur la liaison Bangkok-Chiang Mai qui impose la construction d'ouvrages d'art dont un long tunnel au niveau de Lampang. Et en octobre dernier le royaume a signé un accord de coopération prévoyant la formation d'ingénieurs thaïlandais avec le ministre japonais des Transports qui espère ainsi favoriser les chances des industriels nippons. Ce sont plus de 800 milliards de bahts qui sont en jeu pour la construction de 4 lignes à grande vitesse : Bangkok-Chiang Mai et Bangkok-Nong Khai dans un premier temps puis Bangkok-Rayong dans le prolongement de l'Airport Link et Bangkok-Hua Hin-Padang Besar. Le Japon se prévaut de la fiabilité de ses trains à grande vitesse qui n'ont occasionné aucun accident en trente ans d'opération tandis que la Chine fait valoir les atouts des connections avec le maillage ferroviaire en cours tant à travers ses provinces méridionales qu'au Laos. Après des mois d'atermoiements les deux pays viennent de s'entendre pour lancer dés l'année prochaine les travaux du plus grand projet d'infrastructure jamais réalisé dans le pays du million d'éléphant. La réalisation de 420 kilomètres de voie ferrée entre la frontière chinoise et Vientiane nécessitera la construction de 76 tunnels et 150 ponts à travers le relief tourmenté du nord Laos. Un défi technique à la mesure de l'enjeu puisqu'il s'agit de relier à terme la ville chinoise de Kunming avec Singapour.
E.D. (http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) vendredi 23 novembre 2012
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