Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a refusé hier toute idée d'amnistie pour les personnes ayant participé à des manifestations politiques, après que l'idée a été évoquée en début de semaine par le parti Bhumjaithai, membre de la coalition gouvernementale. "Cela ne fait pas partie notre politique", a-t-il notamment déclaré, cité hier par le Bureau des nouvelles nationales, expliquant qu'une telle mesure pourrait susciter de nouveaux conflits dans la société. Selon le leader du Bhumjaithai, Newin Chidchob, cette mesure avait pourtant déjà été promise il y a plusieurs mois par le gouvernement, et inscrite dans sa feuille de route vers la réconciliation nationale. Le projet de loi qu'envisage le Bhumjaithai proposerait d'amnistier les manifestants mais pas les leaders de l'Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) ni ceux du Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD). Les militaires de tout rang et les forces gouvernementales seraient elles aussi inclues dans le projet d'amnistie. Néanmoins, tous ceux arrêtés et ayant clairement commis des actes répréhensibles, ainsi que les personnes accusées de lèse-majesté devront entrer dans le processus judiciaire. Par ailleurs, les autorités sont en alerte en prévision des manifestations de l'UDD prévues ce week-end, et en particulier dimanche prochain, a expliqué le porte-parole du gouvernement, Panitan Wattanayagorn. Le chef de la police nationale, Wichean Potephosree, a annoncé avoir préparé 13 compagnies afin d'éviter tout débordement durant le rassemblement, tandis que des militaires pourront être déployés si nécessaire. Le rassemblement devrait notamment se tenir au carrefour Ratchaprasong, où les manifestants s'étaient réunis pendant plus d'un mois en avril et mai dernier.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) jeudi 16 septembre 2010





