Les médias thaïlandais sommés d’éviter le scabreux et d’adopter un code d’éthique

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 02/03/2009 à 01:00 | Mis à jour le 05/08/2022 à 07:35

Excédés par les images choquantes diffusées par la presse, les représentants d'enseignants et d'étudiants de six universités thaïlandaises ont demandé aux médias en langue thaïe d'adopter un code d'éthique journalistique.

La banalisation de la violence par les médias grand public inquiète de plus en plus la population. La "Network of Family Watch and Creative Media"avait déjà présenté début janvier la même demande aux chaînes de télévision pour ne plus montrer d'images pouvant heurter la sensibilité des téléspectateurs ou dégradantes pour les victimes de crimes ou d'accidents. La diffusion la semaine dernière dans certains journaux en langue thaïe de photos de la tête du touriste italien retrouvée suspendue par une corde à un pont de Bangkok, a relancé le débat. En janvier, de nombreuses images des victimes brûlées lors de l'incendie de la discothèque Santika avaient été largement diffusées. La protection des victimes de crimes fait aussi l'objet de discussions. Cité par le Bangkok Post la semaine dernière, l'un des demandeurs a rappelé le cas d'une jeune fille violée dont l'identité avait été faussement "protégée"par un journal. L'article ne citait pas le nom de la victime, mais l'on pouvait y lire les noms de ses parents, son adresse et l'école qu'elle fréquentait.

Y.F.  lundi 2 mars 2009

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