3 QUESTIONS: Dr Jingjai Hanchanlash, président de l’Alliance française

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 07/02/2012 à 00:00 | Mis à jour le 18/10/2018 à 04:32
Photo : (photo courtoisie Alliance française) Le Dr Jingjai attend beaucoup de cette année 2012 pour l'Alliance française
Jingjai Hanchanlash président Alliance française Bangkok

L'Alliance française de Bangkok a 100 ans cette année, un centenaire qui sera célébré entre autres par une grande soirée de Gala samedi à la Résidence de l'Ambassadeur de France. Le président de l'Alliance, le Docteur Jingjai Hanchanlash, dévoile les projets de l'organisation culturelle pour 2012, qui sera aussi l'année du déménagement du site de Sathorn

LePetitJournal.com Bangkok : L'Alliance française fête ses 100 ans cette année. Qu'est-il prévu tout au long de l'année à cette occasion ?
Dr Jingjai Hanchanlash : Une soirée de gala qui s'annonce formidable a lieu ce samedi à la Résidence de l'Ambassadeur de France. En présence de la princesse Sirindhorn, la soirée sera ponctuée notamment par un défilé de mode, des chansons françaises et des spectacles de danse. Et pour finir en apothéose, un magnifique feu d'artifice sera lancé au-dessus du Chao Phraya. C'est déjà un beau succès car toutes les places sont déjà réservées. Et l'argent récolé sera utilisé en partie pour l'équipement de nos nouveaux locaux. La soirée sera aussi l'occasion de dire au revoir à l'Ambassadeur de France, Gildas Le Lidec, qui quittera bientôt son poste. Actuellement se déroule aussi le festival culturel franco-thaïlandais La Fête qui est placé sous le thème du centenaire de l'Alliance. Après le Gala nous allons réfléchir à la programmation de nouveaux événements pour le reste de l'année. Nous espérons aussi que le nouveau site à Lumpini puisse être inauguré avant l'an prochain afin de pouvoir y accueillir les Etats généraux 2012 de l'Alliance française.

En 2009, vous souhaitiez que l'Alliance puisse être davantage reconnue par les institutions thaïlandaises, qu'elle renforce sa coopération avec d'autres alliances européennes et surtout qu'elle diversifie ses activités. Quel bilan tirez-vous de ces trois projets et quelle direction doit prendre l'organisation dans le futur ?
Nous avons aujourd'hui de très bonnes relations avec les institutions, preuve en est le patronage de la princesse Sirindhorn qui se montre toujours disponible quand il s'agit de l'Alliance française. La composition actuelle de notre conseil d'administration nous permet d'avoir de très bonnes connexions dans les universités de Chulalongkorn et Silpakorn, mais également dans le domaine privé. Concernant les relations avec les autres alliances, nous avons surtout développé celles avec l'Institut Goethe, mais ce point-là ne sera pas notre priorité pour l'année à venir. Il faut aujourd'hui affronter la réalité : des langues comme le chinois, le japonais ou le coréen attirent de plus en plus de monde. Le français est plutôt vu comme la langue aristocratique de la Thaïlande. C'est pour cela que notre philosophie reste de diversifier nos activités. Le succès du français ne peut pas passer seulement par son enseignement. Il faut aussi faire connaître aux personnes toute la culture française, par exemple sa gastronomie. A un niveau plus international,  je pense que la Fondation devrait développer davantage les Alliances en Afrique et Asie. C'est ce que j'ai ressenti la semaine passée lors du colloque international des Présidents d'Alliance française.

Quel est votre sentiment au sujet du prochain déménagement de l'Alliance vers un nouveau site ?
Ce départ aura des côtés négatifs, principalement à court terme. Je pense notamment à l'impact financier causé par l'interruption de certains services, les frais de déménagement, ou ceux de décoration. Mais ensuite, nous allons disposer d'un bâtiment moderne, bien visible dans un quartier diplomatique, éclairé et ouvert sur le public. Il faut aussi noter que nous allons être situés non loin d'un grand terrain à construire qui pourrait accueillir un centre commercial, ou un lieu d'enseignement, ce qui nous amènerait forcément des visiteurs. Je pense que dans deux ans nous commencerons à tirer les bénéfices de ce déménagement.

Propos recueillis par Yann FERNANDEZ mardi 7 février 2012

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