La Banque de Thaïlande se met à la lutte contre le changement climatique

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 24/08/2022 à 00:00 | Mis à jour le 24/08/2022 à 05:15
Photo : Reuters
Banque-thailande-economie

La banque centrale thaïlandaise a annoncé mardi son intention de publier des directives pour que les banques tiennent compte des facteurs environnementaux dans les produits et services financiers qu'elles proposent.

Les directives, qui devraient être publiées au troisième trimestre, auront pour but d’aider le secteur financier, les entreprises et le secteur public à passer à une économie verte, a déclaré la Banque de Thaïlande dans un communiqué.

Au début, il ne serait pas forcément question d’imposer des règles sur la manière dont les banques devront prêter, mais plutôt des incitations, a déclaré le gouverneur adjoint Roong Mallikamas lors d'un point de presse.

La Banque de Thaïlande (BoT) a indiqué qu’elle devrait achever d'ici janvier 2023 un système destiné à définir et classer les activités économiques en fonction de leur impact sur l'environnement.

Lors de la réunion, le gouverneur Sethaput Suthiwartnarueput a souligné que l'économie thaïlandaise était particulièrement vulnérable au changement climatique étant donné que plus d'un tiers de sa main-d'œuvre travaille dans le secteur agricole.

En outre, certaines industries qui représentent plus de 13% de la production thaïlandaise ne prennent actuellement pas en compte des questions telles que les émissions de carbone, a-t-il ajouté.

Ces entreprises pourraient être affectées par un système de taxe carbone proposé par l'Union européenne qui tend à décourager ses membres de déplacer la production vers des pays sans politiques ferme en matière de changement climatique, a-t-il déclaré.

Si l’idée que la planète traverse actuellement une phase de changement climatique fait l’objet d’un certain consensus, le monde reste néanmoins divisé entre ceux qui pensent que l’humanité est le principal responsable, et ceux qui estiment que ces cycles naturels observables sur des millénaires n’ont rien à voir avec l’activité humaine.

Toujours est-il que l’idée défendue par les premiers a ouvert de nouveaux débouchés juteux soutenus à grands renforts de financements par les états impliqués dans la lutte contre le changement climatique.

0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale