ART - Une galerie d'art contemporain dans un petit coin de paradis à Bangkok

Par Lepetitjournal Bangkok | Publié le 07/12/2007 à 01:00 | Mis à jour le 08/10/2018 à 11:55
Photo : L'artiste David Ben Ami présentera son travail pour la première fois à Bangkok dans la galerie toute nouvelle de Catherine Schubert
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Demain à Bangkok, la galerie d'art Catherine Schubert Fine Art ouvrira ses portes pour la première fois. C'est l'accomplissement d'un rêve chéri depuis longtemps par une expatriée française amoureuse d'art contemporain : un lieu qui rassemble des artistes de tous horizons proposant de fait une large palette de sensibilités artistiques

 

Catherine Schubert nous accueille dans son petit coin de paradis à deux pas des rues tumultueuses de Bangkok, qui s'ouvrira au public demain à 18h pour un premier vernissage. Une cour, une jolie maisonnette blanche en guise de galerie et un jardin de la taille d'un mouchoir de poche. L'ambiance y est paisible, propice aux visiteurs nonchalants. ?Cela fait longtemps que j'ai envie d'avoir une galerie? confie la propriétaire des lieux. Néanmoins ce n'est qu'au printemps dernier que Catherine Schubert se jette à l'eau et prend la décision ferme de l'installer à Bangkok où elle réside depuis 6 ans.
?Le marché de l'art démarre à Bangkok. Il y a des artistes mais encore peu d'acheteurs intéressés par l'art contemporain? explique-t-elle, avant d'ajouter ?c'est une nouvelle aventure, c'est très amusant. Je ne sais pas du tout comment ça va se passer?. Une incertitude qui semble davantage stimuler qu'inquiéter cette baroudeuse de longue date.

Une galerie ouverte aux artistes de tous vents
Catherine Schubert navigue en effet depuis de nombreuses années sur le marché de l'art contemporain, faisant le lien entre les artistes chinois et les galeries d'art occidentales, qui sont devenues très friandes de ces derniers. Néanmoins, avec sa galerie, Catherine a choisi de relever un nouveau défi en présentant alternativement des oeuvres d'occidentaux installés à Bangkok et d'artistes asiatiques, notamment les jeunes talents thaïlandais.
Dans cette démarche à contre-courant de la demande actuelle qui ne jure plus que par l'art contemporain chinois audacieux et incisif, elle fait le choix de suivre son instinct et d'exposer avant tout les oeuvres qui lui parlent. D'ailleurs, la première exposition est consacrée aux peintures de l'Israélien David Ben Ami, qui présentera son travail pour la première fois à Bangkok. Des oeuvres jamais agressives tout en étant chargées de contenu parfois douloureux, ?exprimant des choses profondes? dira Catherine, qui a rencontré l'artiste à Bangkok il y a quelques mois seulement. S'en suivra, fin janvier 2008 une exposition des oeuvres, à l'humour irrésistiblement acerbe de Wang Dajun, originaire de Chongqing dans la province chinoise du Sechuan et avec lequel elle collabore depuis une dizaine d'années. Puis d'autres artistes (thaïlandais, américains, chinois), sous d'autres formes d'expressions (installations, peintures, photographies) occuperont les lieux : ?J'ai plein de projets? s'enthousiasme la galeriste.          
Naïna STAROVEROVA. (www.lepetitjournal.com - Bangkok) vendredi 7 décembre 2007

Catherine Schubert Fine Art
11, Yen Akard, Soi 3
Tel : 02287 0819
www.catherineschubertfineart.com

Catherine Schubert : une relation étroite avec les artistes chinois
Catherine Schubert a quitté la France en 1997, troquant son métier de graphiste pour les lieux parisiens parmi les plus prestigieux, dont le musée du Louvre et Galliera pour ne citer que ceux-là, contre une année universitaire en Chine. Plus précisément, elle est partie au fin fond de la province du Yunnan à Kunming, où elle a finalement passé quatre ans et s'est liée d'amitié et d'admiration pour les artistes chinois. A cette époque, une autre époque en Chine, les artistes n'avaient pratiquement aucune possibilité de faire connaître leurs travaux en dehors de leur Unité de Travail, laquelle les cloisonnait dans un espace géographique réduit même à l'intérieur du pays. Alors Catherine a pris la décision de s'engager à leurs côtés en créant une société à Hong-Kong et a fait des années durant l'intermédiaire entre ces artistes débordant de talent et le reste du monde. Elle a voyagé et vendu leurs oeuvres aux galeries.

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